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cES HUILES HYDROGÉNÉES QUI TUENT
PAR DAVID LAWRENCE DEWEY
© 15 OCTOBER, 1998 – TOUS DROITS RÉSERVÉS

Mardi le 20 octobre 1998, dans le cadre de l’émission d’Oprah Winfrey, le Dr Bab Arnot ainsi que d’autres chercheurs ont discuté du lien entre les huiles hydrogénées et le cancer du sein.  Des études ont en effet démontré 1) qu’il y a 40% d’augmentation de cancer du sein chez les femmes qui consomment des huiles hydrogénées et 2) que l’huile de lin ajouté à votre alimentation peut réduire les tumeurs de moitié.

LES HUILES HYDROGÉNÉES ET LES GRAS TRANS : DES TUEURS SOURNOIS

Il a été prouvé de façon concluante que ces huiles très nocives provoquent le diabète de type II (non insulino-dépendant, i.e. résistant à l’insuline), l’hyperinsulinémie.  Cette maladie peut éventuellement détruire le pancréas et déclencher le diabète insulino-dépendant.  Ces huiles dont la composition moléculaire a été modifiée augmentent de façon considérable les risques de maladies coronariennes (cardiopathie coronarienne), de cancer du sein, ainsi que d’autres types de cancer et de maladies du système immunitaire.  Plus d’une centaine d’études ont démontré à quel point ces huiles sont nocives pour les  humains.  Or, ces résultats ont été en grande partie ignorés par les médias et le FDA (Food and Drug Administration).  L’industrie des denrées alimentaires commerciales (Commercial Edible Food Industry) a étouffé l’affaire pendant un certain temps.  Et pour quelle raison?  De l’argent.  Beaucoup d’argent.  Les entreprises agroalimentaires, ainsi que leurs sous-traitants qui détiennent les brevets, perdraient des milliards de dollars s’ils devaient changer leur méthode de production d’huiles hydrogénées.  La raison principale pour laquelle les huiles sont hydrogénées, c’est que l’hydrogénation des produits agit comme un agent de conservation.  Ceci augmente donc la vie de conservation en stock et réduit les pertes et les retours aux fabricants.  Mais à quel prix pour la santé ?

Le corps humain nécessite le type d’acides gras que Mère Nature offre.  Les huiles hydrogénées sont des huiles dont les molécules ont été modifiées et qui sont toxique pour le corps.  Peu après que les compagnies agroalimentaires aient commencé à utiliser des huiles hydrogénées, il y a eu une forte augmentation de toutes sortes de maladies. Une de ces maladies en particulier n’avait pas de nom parce qu’on ne savait pas ce qui la provoquait.  Il ne s’agissait pas de diabète du type normal, mais d’un nouveau type de diabète, le diabète de type II.  Au cours des cinquante dernières années, depuis l’entrée sur la scène alimentaire des huiles hydrogénées, cette maladie a augmenté de 1000%.  Plus de 90% des produits alimentaires d’aujourd’hui contiennent des huiles hydrogénées.  Sur mon site web vous trouverez une liste de références vous invitant à contacter les compagnies agroalimentaires, les membres du congrès et sénateurs.  J’incite tous mes lecteurs à entrer en contact avec ces compagnies (lettre, fax, téléphone) ainsi qu’avec vos représentants élus afin que l’industrie agroalimentaire mette un terme à l’utilisation des huiles hydrogénées.

QU’EST-CE QUE LES  HUILES HYDROGÉNÉES ?  COMMENT, ET POURQUOI SONT-ELLES FABRIQUÉES ?

Le premier brevet pour le processus dhydrogénation fut déposé en 1903 par William Norman.  Le premier brevet pour l’huile de coton fut déposé en 1911, l’année même où Proctor and Gamble commercialisait l’huile Crisco qui était composée d’un mélange d’huile de palme et d’huile de coton hydrogénées mélangées avec du lard et autres graisses animales. À l’époque, les consommateurs ont boudé l’huile Crisco, alors Procter and Gamble décida d’en donner carrément aux consommateurs. Le brevet fut alors acheté par une importante compagnie agroalimentaire. En 1937, un certain docteur Ellis déposa un brevet au nom d’une grande compagnie d’huile.  Il avait amélioré les méthodes de séparation de certaines graisses pour usage commercial.  Depuis, d’autres brevets ont été déposés pour diverses méthodes d’hydrogénation. Depuis 1976, on peut consulté ces brevets sur le site U.S. Office of Patents and Trademarks .  Il est nécessaire d’effectuer des recherches plus pointues afin de trouver des brevets d’origine antérieurs à 1976.

En 1911, l’huile Mazola, une huile de maïs pour la cuisson et les salades, apparaissait sur le marché.  En 1914, la plupart des compagnies éliminaient tout résidu de graisses animales dans les huiles qu’ils produisaient et adoptaient plutôt des huiles végétales.  Jusqu’à ce point, les consommateurs obtenaient au moins quelques acides gras naturels grâce aux graisses animales.  Après 1914, suite à l’apparition des huiles hydrogénées, les consommateurs commençaient à être affectés par ces acides gras essentiels transformés en acides gras trans dans leur nourriture. En 1957, la margarine commençait à se vendre davantage que le beurre.

Durant le processus d’hydrogénation, les atomes hydrogènes sont déplacées vers ce qu’on appelle le côté opposé du double lien de la structure moléculaire des gras trans contenus dans l’huile.  Cette nouvelle configuration moléculaire des gras trans, (une structure moléculaire de charbon altérée, non reconnue par la génétique du corps humain) a été nommé ‘trans’, qui signifie ‘de l’autre côté de’.  Les acides gras trans modifient le transport normal des minéraux et autres substances nutritives d’un côté à l’autre de la membrane plasmique. Ceci affaiblit la structure protectrice ainsi que la fonction des cellules.  Le gaz hydrogène est fusionné dans l’huile à l’aide de catalyseurs métalliques tels que l’aluminium, le cobalt et le nickel.  Sans ces métaux, l’hydrogène ne pourrait pas se fusionner dans l’huile. Tous ces métaux sont toxiques pour le corps humain.  Cette fusion est produite sous pression à des températures de 248 à 410 degrés.  Les huiles sont donc transformées au niveau moléculaire.  Si vous comparez ces acides gras essentiels transformés en acides gras trans, vous retrouverez la même structure moléculaire que dans  l’acide stéarique.  L’acide stéarique sert entre autres de solidifiant dans la fabrication de chandelles.  Serait-il donc possible qu’il provoque l’artériosclérose dans le corps humain ?  En hydrogénant les huiles, on en augmente la quantité.  Le volume de l’huile s’accroît, on a donc plus d’huile à vendre.  Résultat final : plus de profit.  Cependant, on utilise surtout ce conservateur mortel pour étirer le temps de conservation en stock. 

À la fin des années 30 et au début des années 40, on a vu une augmentation considérable de certaines maladies.  D’abord ce qui semblait être du diabète, mais qui n’était pas provoqué par un manque d’insuline. Le corps médical était stupéfié.  Bien que le patient produisait suffisamment d’insuline, le niveau de sucre dans son sang ne se résorbait pas.  On ne savait pas pourquoi l’insuline n’avait pas plus d’impact sur le sucre dans le sang.  Les professionnels de la santé ont nommé cette nouvelle maladie le diabète non-insulino dépendant, de type II.  Deux autres maladies augmentaient aussi de façon spectaculaire : les maladies du cœur et le cancer.  Ces évènements ont pris place à la même époque où de nouvelles maladies du système auto-immunitaire étaient observées et identifiées pour la première fois.  On ne savait pas non plus ce qui provoquait ces maladies.  Les médecins ont alors jeté le blâme sur une génétique défectueuse du système immunitaire.  Pourtant, toutes ces maladies ont un dénominateur commun : elles se sont répandues peu après l’arrivée des huiles hydrogénées dans les denrées alimentaires. 

Fait encore plus alarmant, de 1973 à 1992 la liste des différents cancers a augmenté de 364.3 à 530.33 sur 100,000 personnes.  Ceci représente une augmentation de 31%,  soit 9% de plus que les années précédentes.

Aujourd’hui, les maladies du coeur tuent plus de 750,000 personnes par année.  La fusion de certains métaux dans les huiles, notamment l’aluminium, pourrait bien être la raison pour laquelle on détecte un  haut niveau de ce métal chez les consommateurs.  Nous connaissons aujourd’hui le lien entre l’aluminium, la maladie d’Alzheimer et le cancer.  Nous connaissons aussi les conséquences de l’empoisonnement au plomb, particulièrement chez les enfants.  Le cobalt non radioactif, celui que l’on utilise comme catalyseur dans les huiles est une composante de la vitamine B12.  Certaines études suggèrent qu’une trop grosse quantité de ce cobalt peut entraîner une destruction des cellules suivie de maladies du système nerveux.  De plus, les acides gras ainsi transformés au niveau moléculaire ne sont plus reconnus par le corps qui n’a pas la faculté de les métaboliser correctement.  L’hypercholestérolémie (cholestérol élevé) est un signe avant-coureur qui indique le développement  de l’hyperinsulinisme.  Cette maladie déclenche trop d’insuline et cette insuline n’est pas efficace pour réduire le sucre dans le sang.

Au début des années 1900, sur 100,000 personnes, on comptait 2.8 cas de diabète et autres maladies associées au diabète.  En 1949, cette figure bondissait à 16.4.  Ceci représente une augmentation de 585% en 50 ans.  

SELON LE NATION CENTER FOR HEALTH STATISTICS

EN 1985, LE DIABÈTE TUAIT 36,969 PERSONNES.

EN 1995, IL EN TUE 59,085.

EN DIX ANS, CECI REPRÉSENTE UNE AUGMENTATION DE 59.8% (OU ENVIRON 6% PAR ANNÉE).  On ne peut pas attribuer ce taux de mortalité croissant à la génétique (aux ‘mauvais’ gènes).  C’est en comparant le taux de mortalité précédant l’arrivée des huiles hydrogénées sur le marché alimentaire à celui suivant son apparition que la corrélation devient évidente.  Les nouveaux moyens de dépistage du diabète et les traitements qui s’en suivent ne peuvent non plus être tenus responsables.  La mort continue tout de même à frapper.

Les experts du diabète estiment qu’on compte 20,000 cas de diabète sur 100,000 individus.  En 1949, on changeait les critères de dépistages du diabète parce qu’un nouveau type de diabète résistant à l’insuline commençait à faire son apparition.  Cependant, il s’agissait bien de diabète, une maladie provoquée par les huiles nocives !

MISE À JOUR 20 NOV 2003

Une étude effectuée en Malaisie en octobre 2002 démontre clairement que les acides gras trans augmentent considérablement le ‘mauvais’ cholestérol LDL et diminuent tout autant le ‘bon’ cholestérol HDL ; conséquemment, les acides gras trans augmentent aussi les risques de maladies coronariennes.

MISE À JOUR 24 JUIN 1999

Deux nouvelles études effectuées à Harvard et à l’université Tufts sur les huiles hydrogénées et acides gras trans ont cherché à démontrer les effets des différents types de gras hydrogénés contenus dans la nourriture sur le taux de cholestérol des lipoprotéines du sérum, ainsi que le rôle des acides gras trans dans les maladies coronariennes.   

Le New England Journal of Medecine – 24 juin 1999 – Vol. 340 No 25 - Les effets des différents types de gras hydrogénés sur les taux de cholestérol des lipoprotéines du sérum– Texte en anglais (http://www.nejm.org/content/1999/0340/0025/1933.asp)

 

Le New England Journal of Medecine – 24 juin 1999 – Vol. 340 No 25 – Les acides gras trans et les maladies coronariennes. – Texte en anglais - (http://www.nejm.org/content/1999/0340/0025/1994.asp)

 

LE RÉSULTAT DES RECHERCHES SUR LA TOXICITÉ DES HUILES HYDROGÉNÉES

Mary G. Enig, titulaire depuis 1984 d’un doctorat en Sciences Nutritionnelles de l’université du Maryland, est devenue un chef de file dans la recherche sur les effets toxiques des huiles hydrogénées sur l’organisme humain.  Elle a publié plus de 35 documents scientifiques sur le sujet.  Ses recherches, et  celles d’autres chercheurs, ont clairement démontré les effets nocifs des huiles hydrogénées. 

Au centre de recherche The Virginia Polytechnic Institute, on a étudié les effets des acides gras trans sur la croissance des os.   Les résultats se sont avérés très alarmant.  Le docteur Martin Katan des Pays-Bas a démontré que les acides gras trans diminuent les lipoprotéines HDL (bon cholestérol), et augmentent les lipoprotéines LDL (mauvais cholestérol).  Le docteur Walter Willett, président du département de nutrition au Harvard Medical a publié le résultat de 14 ans d’étude sur 85,000 infirmières.  Cette recherche démontre clairement que les gens qui consomment des acides gras trans détiennent le plus haut risque de maladies du coeur.  D’autres chercheurs tels le docteur Henry Blackburn, professeur à l’univesité du Minnesota, et le docteur William Castelli directeur du Cardiovascular Institute en sont venus eux aussi aux mêmes résultats

Le docteur George Blackburn de l’université Harvard a publié les résultats d’une étude démontrant que dans les pays où on favorisait l’utilisation d’huile de noix de coco ou d’huile de palme non hydrogénées, le taux de maladies du cœur n’avait pas changé.  Ceci vient donc contredire les résultats publiés depuis des années par plusieurs autres sources, tel le Commercial Edible Food Industry,  qui attestent faussement que l’huile de palme et l’huile de noix de coco sont nocives. 

MISE À JOUR SEPTEMBRE 2004

Une nouvelle étude démontre que l’huile de noix de coco vierge (c.-à-d. non hydrogénée) est salutaire puisqu’elle diminue le cholestérol LDL ( le  « mauvais », cholestérol).

Extrait de l’étude:

Conclusion: Les résultats démontrent les effets salutaires latents de l’huile de noix de coco vierge qui favorise la diminution du niveau des lipides dans le sérum et les tissus, ainsi que l’oxydation des LDL par les oxydants physiologiques.

Le docteur Mary Enig a démontré que lorsque McDonald’s a commencé à utiliser des huiles hydrogénées, le niveau des acides gras trans dans leur nourriture a augmenté de 5% à 42-48%.  Récemment, McDonald’s a commencé à utiliser des huiles qui n’étaient que partiellement hydrogénées.  Cette hydrogénation partielle a diminué de moitié les acides gras trans dans les aliments, soit entre 21 et 24%.  Cependant plusieurs recherches démontrent que ce pourcentage est encore trop élevé pour le corps.  La plupart des pays européens limite à 4% les acides gras trans dans la nourriture, d’autres en ont tout simplement interdit l’utilisation.

Lorsque le docteur Ancel Keys a publié une étude qui démontrait comment les huiles hydrogénées provoquait des maladies du cœur, l’industrie des huiles alimentaires se sentant menacée a répondu que seuls les gras saturés, tel le beurre, pouvait être tenu responsable. L’industrie a prétendu avoir supposément éliminé le problème en n’hydrogénant les huiles que partiellement.  Ne trouvez-vous pas intéressant que l’industrie alimentaire désignent les gras saturés comme étant les coupables alors qu’elle change ses huiles complètement hydrogénées en huiles partiellement hydrogénées ?  Il est évident que leur équipe interne de chercheurs était au courant du résultat des études de leurs homologues.  Mais ils ont agi de la même manière que les chercheurs internes des compagnies de tabac il y a vingt ans :  ils ont caché les faits.

 

KRAFT FOODS APPARTIENT AU GÉANT DU TABAC PHILLIP MORRIS

Saviez-vous que Phillip Morris, la plus grande compagnie de tabac au monde est titulaire de Kraft Foods?  Pourquoi n’est-ce pas publicisé ?  Est-ce que cette information pourrait ouvrir une boite de Pandore qui mènerait à des poursuites judiciaires suite aux maladies provoquées par les huiles hydrogénées ?  Des études menées par plusieurs chercheurs démontrent qu’il n’y a pas d’augmentation de maladies du cœur s’il y a consommation normale de gras saturés.  Cependant, on a démontré les effets nocifs des huiles hydrogénées.  Qu’elles soient partiellement ou complètement hydrogénées, ces huiles sont mortelles pour le corps.

Les statistiques du National Institute of Health (Institut National de la Santé) montrent que l’on meure moins de maladies du cœur qu’il y a trois ans.  Ceci ne veut pas dire qu’il y a moins de gens qui développent de maladies de cœur.  Le nombre décroissant de mortalité est attribué à la technologie et aux nouveaux médicaments.  Selon le docteur Udo Erasmus, consultant auprès des fabricants d’huiles et de graisses, les cas diagnostiqués de maladies du cœur ont monté en flèche depuis trente ans.   Selon lui, en 1900, 15% de la population décédaient suite à des maladies de cœur.  Aujourd’hui on parle de 44%.  En 1900, 3% de la population décédaient suite à un cancer.  Aujourd’hui, on parle de 23%.  Cette croissance ne peut être due seulement à une prédisposition génétique. 

Les maladies du cœur constituent à elles seules un commerce de plusieurs milliards de dollars.  Les chercheurs du National Institute of Health en bénéficient ainsi que les entreprises spécialisées dans les maladies du cœur ; avant tout, bien sûr, ce sont les compagnies pharmaceutiques qui y trouvent leur compte.  Il est donc évident de constater pourquoi personne ne veut admettre ce que les recherches ont prouvé.  Le docteur Edward Siguel, un chercheur primé, a aussi trouvé une corrélation certaine entre les acides gras trans hydrogénés et les maladies du cœur.  Son étude démontre que c’est parmi les gens qui consomment peu d’acides gras trans qu’on trouve le taux le plus bas de maladies cardiaques.

Des résultats de recherche de l’université Harvard publié en novembre 1997 affirment  « … ce n’est pas le degré ou la quantité de gras absorbé par le corps qui contribue à augmenter les attaques cardiaques et les maladies de cœur, mais plutôt le type de gras absorbé, particulièrement les acides gras trans. »   Au cours des vingt dernières années, on a observé une augmentation considérable d’enfants et d’adolescents souffrant de niveau élevé de cholestérol.  Les recherches démontrent que les acides gras trans contenus dans les huiles hydrogénées contribuent à doubler les niveaux de cholestérol et de triglycérides.  La tranche d’âge où on trouve le plus grand nombre d’individus en proie à des maladies cardiaques se situe entre 21 et 29 ans.  Au cours des cinquante dernières années, un nombre considérable de diabètes du type insulino-résistant a été identifié dans tous les groupes d’âge.  Mères, soyez particulièrement vigilantes, même les troubles déficitaires d’attention (TDA) pourraient être reliés à ces huiles dangereuses.

HUILE DE LORENZO

Vous souvenez-vous des résultats des analyses de l’huile de Lorenzo émis il y a quelques années ?

C’est l’histoire d’un jeune enfant, Lorenzo, qui souffrait de problèmes de métabolisme des acides gras essentiels, une maladie du système immunitaire appelée leucodystrophie avec insuffisance rénale.  Cette maladie détruit la gaine myéline, l’enveloppe adipeuse qui protège les fibres nerveuses du cerveau.  Le problème provient d’un gène anormal qui empêche la production d’une protéine dont la fonction est de briser les acides gras à très longues chaînes ; habituellement l’acide lignosérique, hexacosanoique, et nervonique à très longues chaînes sont à blâmer.  Environ 12,000 enfants aux États-Unis souffrent de cette maladie, et environ 200,000 sur la planète.  Certains de ces acides gras à très longues chaînes sont constitués d’huiles essentielles Oméga-6. 

Cette maladie est souvent mortelle.  Pour une pléiade de raisons, un corps sain nécessite ces acides gras à très longues chaînes.  Les enfants atteints de leucodystrophie avec insuffisance rénale ne produisent pas la protéine qui balance adéquatement tous les acides gras.   Une trop grande concentration de certains acides gras essentiels, particulièrement les huiles Omega-6 hydrogénées falsifiées, peuvent causer une grande concentration de certains acides gras à très longues chaînes qui favoriseront la maladie. 

Les recherches médicales approfondies sur le rôle des acides gras entreprises par les parents de Lorenzo ont permis de fabriquer l’huile de Lorenzo.  L’huile de Lorenzo est un mélange d’acide oléique et érucique. L’acide érucique peut causer de sérieux problèmes de santé.  Celle que les chercheurs ont utilisé dans la fabrication de l’huile de Lorenzo était raffinée à un tel point qu’elle était débarrassée de presque toute la toxicité contenue dans les deux contre enzymes (qui rendent l’huile érucique toxique) ; de plus, l’acide érucique ne constituait  que 1 % du mélange.  À 4%, l’acide érucique est toxique pour l’organisme.  Le foie humain ne peut rien métaboliser au-delà de 4%.  L’huile de colza peut contenir jusqu’à 2% d’acide érucique.  Donc l’acide érucique est toxique à 4% et l’huile de colza n’en contient que 2%.  Dans le cas de Lorenzo, son corps étant déficient en acide érucique, il n’arrivait pas à stabiliser les autres acides gras essentiels.  Ceci était causé par un gène défectueux que l’on ne retrouve pas chez l’individu en santé. Mémorisez ce que vous venez de lire pour éviter de penser que je me contredis plus loin, lorsque je parlerai des effets nocifs de l’acide érucique trouvé surtout dans l’huile de colza. 

On a finalement prouvé que l’huile de Lorenzo stabilisait l’accumulation des acides gras à très longues chaînes qui provoquait la maladie.  Cependant, une découverte des plus importantes a été faite plus tard.  En effet, les recherches ont démontré que l’huile de Lorenzo avait une déficience importante en Oméga-3 et qu’elle diminuait le niveau de plaquettes.  Il est donc crucial que les recherches médicales sur les acides gras de la membrane des globules rouges soient entreprises afin qu’un thérapie adéquate soit disponible aux enfants atteints de leucodystrophie avec insuffisance rénale.  Les acides gras essentiels Oméga-3, quand ils sont à leur état normal, deviennent les  composantes d’un bon système immunitaire qui interagira avec les autres organes, tels le pancréas, le foie et les reins pour garder le corps en santé.

 

LES ÉLEVEURS DE PORCS NE DONNENT PAS À LEURS BÊTES DE NOURRITURE CONTENANT DE L’HUILE HYDROGÉNÉE

Le docteur en médecine Russell Jaffe, un chercheur reconnu, a appris par hasard que les éleveurs de porc ne donnaient pas de nourriture contenant des acides gras trans ou des huiles hydrogénées à leurs bêtes.  La raison en est simple : les porcs en mourraient.  Quand le docteur Jaffe a voulu faire part de sa découverte au département de l’agriculture des États-Unis, on lui a dit qu’on ne savait rien sur le sujet mais que de toute façon ce type d’intervention ne relevait pas d’eux.  Il a alors contacté le Federal Drug Administration où on lui a tout simplement répondu qu’on avait pas le temps de procéder à une investigation.  Pourtant, n’est-ce pas la responsabilité de ce service public de protéger les consommateurs contre la nourriture toxique ?

Le docteur Jaffe a aussi publié le résultat de ses recherches sur l’huile de graines de coton.  Cette dernière contient des acides gras similaires à ceux trouvés dans l’huile de graines de colza.  L’huile de graine de colza fut bannie du marché, ses acides gras provoquant des maladies graves et pouvant même causer la mort chez l’humain, le chien et le porc. Certaines plantes contiennent des acides gras très toxiques pour l’organisme humain.  Les recherches du docteur Jaffe démontrent que lorsque l’huile de graines de coton est hydrogénée, la structure moléculaire de cet acide gras déjà très toxique se transforme et elle devient deux fois plus toxique pour l’être humain. L’huile de graines de coton complètement ou partiellement hydrogénée est utilisée par plusieurs grandes chaînes de ‘fast food’ pour frire, entre autres, les pommes de terre ; la plupart des pâtisseries en contiennent aussi. 

COMMENT LES ACIDES GRAS TRANS PROVOQUE LE DIABÈTE NON-INSULINO DÉPENDANT?

Le corps fabrique des protéines à partir d’acides aminés normaux.  Par normaux, on entend ici les acides aminés qui sont génétiquement assimilés par le corps.  Le corps nécessite des protéines normalement structurées afin que l’insuline arrive à réduire le taux de sucre dans le sang.  Les protéines sont des dérivés de graisses.  En consommant des acides gras essentiels qui ont été manipulés anormalement au niveau moléculaire, le corps produit des protéines toutes aussi anormales.  Ces protéines modifiées n’arrivent pas à synthétiser l’insuline dans son état métabolique.  Bientôt, l’insuline n’arrive plus à réduire le taux de sucre dans le système sanguin, ce qui entraîne l’hyperinsulinisme.  Le corps commence alors à produire de plus en plus d’insuline afin de contrôler son taux de sucre mais il y devient de moins en moins efficace. Ce phénomène est directement lié au niveau des prostaglandines.

Les prostaglandines sont constituées d’acides gras essentiels.  On en compte deux types.  Les bonnes et les mauvaises.  Les mauvaises prostaglandines provoquent une inflammation des cellules qui déclenchent plusieurs maladies tels que diabète, cancer du sein, maladies coronariennes, et arthrose alors que les bonnes prostaglandines réduisent l’inflammation des cellules.  Des études menées par des chercheurs du Division of Science, Northeast Missouri State University ont démontré que le mécanisme central de la production d’insuline pancréatique est relié aux prostaglandines.  Mais il ne s’agit pas d’une réaction autonomique comme on l’a déjà pensé.  Par autonomique ici on fait référence aux réactions normales d’un corps sain.  Ces résultats ont été confirmés par d’autres recherches entreprises en Allemagne, ainsi qu’au Massachusetts General Hospital  à Boston, et aussi par une demi-douzaine d’autres chercheurs. On retrouve dans ces études pointues le rôle des acides gras essentiels structurés qui se produisent naturellement dans le corps et comment ils oeuvrent en corrélation pour non seulement produire un niveau adéquat d’insuline mais, encore plus important, pour réduire efficacement le taux de sucre dans le système sanguin et produire de bonnes prostaglandines.

Le docteur Holman et ses collègues de l’institut Hormel de l’université du Minnesota ont démontré que les acides gras trans affectent les fonctions cellulaires.  Ils affectent aussi diverses enzymes tel que le delta-6 désaturase et par conséquent ils interfèrent avec la conversion nécessaire en formes allongées des acides gras essentiels Omega-6 et Omega-3.  Ceci a pour conséquence d’intensifier l’effet adverse provoqué par la déficience en acides gras essentiels.

Le docteur Lenore Kohlmeler de Finlande a étudié 700 femmes, dont 300 atteintes de cancer du sein.  Cette étude comprenait l’analyse des tissus adipocytes de ces femmes.  Le docteur Kohlmeler a publié ce constat :  « les femmes qui ont une plus grande accumulation d’acides gras trans dans leur organisme sont 1.4 fois (environ 55%) plus susceptibles de développer un cancer du sein. »  D’autres études menées par différents chercheurs ont aussi démontré que les coupables étaient les acides gras trans produits lors de l’hydrogénation des huiles.  Ces huiles détruisent les bonnes prostaglandines et augmentent les mauvaises.  Ceci explique pourquoi dans les années 40 le corps médical était abasourdi quand le diabète non-insulino dépendant a fait son apparition. 

LE CENTRE POUR LES SCIENCES DANS L’INTÉRÊT PUBLIC

Dernièrement, ce centre a analysé la nourriture disponible dans 41 supermarchés et restaurants répandus dans sept villes des États-Unis.  Les résultats de cette étude ont été publiés dans l’édition de septembre du CSPPS Nutrition Action Health letter.  En voici les détails :

POMMES DE TERRE FRITES:  Les acides gras trans camouflés dans les pommes de terre frites chez McDonalds, Hardees et Arbys doublent le dommage causé par leur contrepartie, les gras saturés ordinaires.  Les frites chez Burger King et Wendys sont les plus nocives.

POISSON:  Chez Red Lobster le repas appelé Admiral’s Feast Dinner contient assez d’acides gras trans pour bloquer vos artères pendant 2 jours.

POULET:  Le Kentucky Fried Chicken contient un niveau d’acides gras trans égal à ce qui peut être consommé au cours de toute une journée.

LES AUTRES PRODUITS CUISINÉS:  Les acides gras trans contenus dans le Dunkin Donuts Old Fashioned Cake Donuts doublent le dommage causé par leur contrepartie, les gras saturés ordinaires.  En ce qui concerne le dommage fait aux artères, n’en manger qu’un seul équivaut à consommer 8 tranches de bacon.  Qui mangera 8 tranches de bacon en un seul repas ?  Si vous lisez les étiquettes vous constaterez que les soupes Campbell’s sont bourrées d’huiles hydrogénées.  Il en est de même pour la plupart des biscuits salés ou sucrés.

COMMENT ÉLIMINER LES HUILES HYDROGÉNÉES DU MARCHÉ

La meilleure stratégie est celle utilisée par Ralph Nader : boycotter l’entreprise et le produit.  C’est la meilleure manière d’attirer l’attention des producteurs.  La source du problème se trouve chez les compagnies agroalimentaires et même chez votre supermarché. Faites part de vos inquiétudes au gérant de votre supermarché.

Il est intéressant de constater qu’en 1998, le American Heart Association (AHA) a finalement (après avoir ignoré le résultat des recherches pendant des années) adressé le sujet des huiles hydrogénées. Ils ont déclaré :  « Dans les études cliniques, quand ils sont utilisés à la place des acides gras ou des huiles naturelles, les acides gras trans ou les gras hydrogénés favorisent le développement du cholestérol LDL (‘le mauvais cholestérol’) et réduisent le cholestérol HDL (‘le bon cholestérol’).  Ces transformations pourraient augmenter le risque de maladies cardiaques.  Veillez à utiliser des huiles extraites naturellement, si possible.  Recherchez des produits commercialisés qui contiennent des huiles non-hydrogénées ou des gras saturés. »

MISE À JOUR 6 SEPT 99

ALERTE SANTÉ

Les nouvelles margarines Benecoltm et   Take Controltm contiennent des huiles partiellement hydrogénées et des mono diglycérides.  Vous ne devriez pas utiliser ces produits même si on prétend qu’ils diminuent le taux de cholestérol.  Les mono-glycérides ne sont rien de plus que des huiles hydrogénées.

MISE À JOUR SUR L’HUILE DE COLZA

Il existe une polémique sur l’huile de colza. Il y a eu beaucoup d’information sur l’Internet qui ont faussé les faits sur cette huile.  Malgré certaines évidences, il ne faut pas oublier que l’huile de colza n’est pas une huile aussi bonne pour la santé qu’on pourrait le prétendre.  L’huile de colza se fabrique à partir de graines de colza qui ont été manipulées afin d’en extraire l’acide érucique, laquelle est reconnue pour être toxique pour les humains et les animaux.  L’usage primaire de l’acide érucique est un précurseur à un autre chimique, l’érucamide.

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Extrait du:

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Traduit de l’Anglais par :

Sylvie Chartrand



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