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Eliminez le plastique de votre diète

Par Paul Goettlich 2003 – 16 nov

http://www.mindfully.org/Plastic/Plasticizers/Out-Of-Diet-PG5nov03.htm

On est ce qu’on mange

Lorsque vous mangez ou buvez des aliments contenus dans du plastique, que vous goûtez, sentez et portez du plastique, que vous vous asseyez dessus, et ainsi de suite, le plastique fait partie de vous.  En fait, le plastique est absorbé par les aliments et les aliments sont absorbés par le plastique et aussi par votre organisme.  Donc, si vous êtes ce que vous mangez [1]  ….buvez…et respirez – vous êtes du plastique !  Ces plastiques sont étiquetés « Food Contact Substances »  (Substances en contact avec des aliments) par le FDA (Food and Drug Administration), mais jusqu’en avril 2002, on les appelait "Indirect Food Additives" (Additif alimentaire indirect) [2].  On a épuré la nouvelle étiquette pour éliminer  la notion du plastique dans la nourriture.  Malgré cette supercherie sémantique, la migration est un fait bien connu du FDA.

Selon le docteur George Pauli, directeur adjoint aux politiques de la science, ce département du FDA qui traite les risques présentés par les additifs alimentaires, la réglementation imposée en 1958 prenait pour acquis que tout plastique transporte des toxines dans la nourriture avec laquelle il est entré en contact.  Ce mouvement des toxines volatiles du plastique vers les substances qui le touchent – notamment votre nourriture – s’appelle « migration ».  Les fabricants doivent « prouver » que les migrations sont tenues à des niveaux acceptables. [3]  Je suis d’accord avec l’hypothèse qu’il y a migration avec tous les plastiques, mais je trouve un écart inquiétant entre le degré de science employé par la réglementation versus les connaissances scientifiques actuelles concernant le degré auquel le plastique migre ainsi que ses effets potentiels sur l’organisme.  Je suis tout particulièrement concerné par les concentrations extrêmement faibles.  Il y a aussi un conflit d’intérêts important lorsque l’on permet au fabricant de soumettre lui-même au FDA les preuves que la réglementation est respectée.  C’est un peu comme laisser un renard dans le poulailler et être surpris après coup de ne retrouver que des plumes et des écales d’œufs.

Le taux de migration et les effets toxicologiques qui en découlent sont des sujets hautement controversés, ceci même au cœur du FDA, qui accordent le droit aux industries de réglementer les technologies qu’ils utilisent dans la fabrication de la nourriture – notamment les plastiques, pesticides, hormones de croissance, l’irradiation et les micro-ondes.  Il est évident que vus les innombrables témoignages d’experts et de citoyens dénonçant les conséquences de ces technologies, le bureau de réglementation a dû faire l’impossible pour satisfaire ce qu’on appelle la clientèle industrielle.

Il y a des plastiques qui sont plus nocifs que d’autres, indépendamment de leur utilisation, notamment le polychlorure de vinyle (vinyle ou PVC).  Par contre, il n’existe pas de plastique sûr pour les aliments et les boissons.  J’espère que cet article jettera de la lumière sur ce point de vue.  Quand vous aurez terminé de lire ce qui suit, vous serez davantage en mesure de former votre propre opinion sur le sujet.

L’utilisation des plastiques

Le plastique est en contact avec la majorité des produits alimentaires emballés.  La plupart des contenants de lait sont maintenant enduits de plastique [4] et non plus de cire.  On en vaporise sur les produits commerciaux et organiques pour en préserver la fraîcheur.  Le plastique est même utilisé pour irriguer, pailler, envelopper et transporter la nourriture organique.  Les bananes organiques sont maintenant envoyées par les grossistes avec un plastique collant enveloppant la tige coupée afin de protéger les bananes contre la moisissure noire. [5] Cette moisissure est contrôlée sur les bananes non-organiques en trempant la tige coupée dans un fongicide.  Chiquita a indiqué qu’il s’agissait d’un plastique « convenable au contact avec la nourriture », ce qui veut dire que ce plastique répond au minimum des normes requis par la réglementation.  Mais parce que le produit est de nature collante, je soupçonne qu’il contienne aussi des fongicides ou que ses caractéristiques physiques agissent comme un fongicide.  Qu’il s’agisse d’un fongicide ou d’un produit qui agit comme un fongicide, le EPA les règlemente comme des pesticides, vu que les fongicides sont considérés comme des dérivés de pesticides [6].  D’une certaine manière, c’est un peu comme la réglementation du maïs que l’on conçoit génétiquement et qui préserve le toxique bacterium bacillus thuringiensis (Bt) dans chaque cellule. Plutôt que le FDA le règlemente comme étant de la nourriture, c’est le EPA qui le règlemente en tant que pesticide.  Aussi incroyable que ça puisse paraître, on approche notre nourriture de la même manière que l’on approche les pesticides.

Selon un scientifique du FDA avec qui je me suis entretenu, ce fongicide provient d’une formule de marque déposée qu’il ne connaît pas.  Il n’en savait pas plus.  Divulguer de l’information sur une marque déposée est illégal. [7]  Tous les fabricants de plastique cachent leurs secrets de fabrication et ceci s’applique à la majorité des produits de consommation.  Il est impossible de connaître les éléments chimiques contenus dans un plastique, à moins de payer le gros prix pour obtenir une analyse d’un laboratoire indépendant.

Comment fabrique-t-on le plastique ?

En quelques mots, le plastique est fabriqué à partir de monomères combinés à des polymères sous haute chaleur et pression, une méthode appelée polymérisation. Chaque fabricant possède une formule de marque déposée pour chaque plastique utilisé.  Et chacun a recours à des additifs tels que des plastifiants pour la flexibilité, des filtres à l’esculine (UV) pour protéger contre la lumière du soleil, des agents antistatiques, des ignifuges, des colorants, des anti-oxydants et autres.  Des métaux lourds tels que le cadmium, le mercure et le plomb sont utilisés comme additifs.  D’autres chimiques sont aussi utilisés pour faciliter la fabrication, tels les lubrifiants de moule et d’innombrables chimiques toxiques de tout genre couramment ajoutés aux produits de consommation en plastique sans qu’on en informe le consommateur.

Le prix à payer pour le plastique.

Le plastique est omniprésent autour de nous parce qu’il est pratique et peu coûteux.  On nous dit qu’il est sans danger et qu’il peut sauver des vies. [8]  Cette information émane de recherches scientifiques et de réglementations désuètes.  Et, bien que le plastique sauve des vies à court terme, le dossier anti-plastique le voit d’un tout autre œil.

On le trouve pratique parce qu’il est léger et qu’il résiste aux chocs ce qui est effectivement bien commode.  Le plastique est fabriqué dans une multitude de couleurs et de finis ; on peut le plier et il est facile à façonner.  Difficile de trouver un meilleur matériau non ?  Regardons maintenant ce qui cloche.

Si le plastique est aussi abordable c’est parce qu’une grande partie du coût de sa production est associée à son cycle de ‘vie’ – production, utilisation et destruction – et est absorbé par toute la population.  Ce fardeau financier imposé à la société se manifeste par des augmentations d’impôts qui financent les programmes municipaux de recyclage, les espaces dédiés à l’enfouissement des déchets et l’incinération.  L’incinération pollue l’air, l’eau et la nourriture, ce qui fait augmenter les primes d’assurance et les soins médicaux.  Un peu plus loin je m‘étendrai beaucoup plus longuement sur les effets négatifs que le plastique joue sur la santé mais pour le moment contentons nous de dire qu’une analyse approfondie portant sur le cycle de vie complet du plastique révèle que les effets négatifs à long terme pour la santé ainsi que les effets néfastes à l’échelle local et mondial dépassent de beaucoup les avantages de son utilisation.

Qu’y a-t-il de si nocif dans le plastique ?

Depuis des décennies, l’industrie du plastique nous trompe en nous assurant que la méthode de polymérisation lie les composantes chimiques de telle manière que le plastique est totalement sans danger et ne laisse aucune trace dans notre organisme.  Ces informations sont erronées [9] vu que la méthode de polymérisation n’est jamais parfaite à 100%.  Alors logiquement, il reste toujours des éléments toxiques volatiles qui entrent en contact avec la nourriture, l’air, l’eau, la peau etc.   Le FDA et les industries agroalimentaires en sont tout à fait conscients.  Pourtant, on dépense des millions de dollars en publicité et en information publique pour que les consommateurs soient amenés à penser que le plastique est sans danger.

Les additives n’adhèrent  pas au plastique et ils sont libres de migrer.  Un exemple : sans additif plastifiant, le PVC serait rigide.  Le plastifiant prend place entre les molécules du PVC, agissant comme un lubrifiant qui permet à ces molécules de glisser l’une sur l’autre et de les faire fléchir.  Plusieurs contenants destinés à la nourriture et à l’eau sont faits à partir de cette substance.  Même les poupées Barbie !  Les plastifiants migrent immédiatement. Avec le temps la migration peut même visiblement suinter du plastique. [10]

Les plastiques, leurs additifs et les autres chimiques nécessaires à sa fabrication peuvent être toxiques même à une très faible concentration.  En fait, certains sont considérablement plus toxiques en faible concentration qu’en haute concentration.  Ceci contredit l’adage des scientifiques du FDA qui prétend que « c’est la dose qui fait le poison » pour signifier que s’il y a haute concentration, il y a nécessairement davantage de toxicité.  Il s’agit d’une interprétation d’un texte de Paracelsus, un alchimiste du 16e siècle, où on lisait « Alle Ding sind Gift und nichts ohne Gift; alein die Dosis macht das ein Ding kein Gift is » (Toute chose est poison, le poison se trouve partout, c’est la dose qui rend une substance empoisonnée) [11].  Ce dicton d’il y a 500 ans est pourtant à la base de plusieurs réglementations.  À part les investigations conduites par divers laboratoires indépendants, institutionnels et académiques qui adressent eux chaque élément chimique d’un produit, les plastiques ne sont pas analysés pour leurs effets nocifs ou réglementés de quelque façon que ce soit.

Les faibles doses et la synergie

Sachant que tout plastique migre dans la nourriture, il semble évident de chercher à détecter les degrés importants, soit égaux ou au-dessous d’une unité d’un seul chiffre par trillion (partie par 1012) ou ng/kg.  Des doses extrêmement faibles sont particulièrement pertinentes parce qu’elles peuvent chambouler la balance naturelle du système endocrinien.  Pour paraphraser le rapport d’un atelier EPA en 1996, les modulateurs endocriniens sont des agents externes qui interfèrent avec la production, l’évacuation, le transport, le métabolisme, le liage, l’action ou l’élimination des hormones naturelles chargées de maintenir l’équilibre interne de l’organisme et gérer le processus de développement. [12]

Des recherches récentes sur les modulateurs endocriniens ont inversé le sens des paroles de Paracelsus.  Certains chimiques peuvent se révéler encore plus toxiques en faibles doses qu’en doses extrêmement élevées.  Le temps d’exposition peut avoir beaucoup plus d’impact que la dose.  La période la plus vulnérable pour l’organisme se situe de l’embryon jusqu’à la puberté.  L’organisme peut être affecté lors de la gestation, et avant même la conception, si le sperme et/ou l’ovule sont contaminés.

La synergie est un sujet important pratiquement ignoré par le FDA.  Plusieurs vont jusqu’à discréditer l’idée que la synergie à faible dose existe. Combinée à d’autres produits d’usage courant, la toxicité des chimiques migrants du plastique peut être potentialisée par synergie.  Une synergie peut prendre place entre deux ou plusieurs chimiques qui par combinaison élèveront la toxicité jusqu’à 100 fois plus que chaque chimique isolé.  Il n’y a pas que le plastique, d’autres produits ménagers peuvent aussi prendre part à la synergie avec le plastique.

Les radiations nucléaires peuvent aussi grandement endommager le système endocrinien.  Selon le docteur Ernest Sternglass, professeur primé en radiophysique de Pittsburg, la synergie entre les radiations nucléaires et les substances chimiques toxiques est bien documentée. [14] Les vétérans de la guerre du Golfe (1ère et 2ième) ont été et sont toujours exposés à de l’uranium appauvri (DU) émanant des tonnes d’obus qui ont servi à détruire des chars blindés et qui sont distribués partout dans la région du Golfe sous forme d’aérosol plus infime que la taille d’un virus. [15]  Le matériau dangereux (MOPP) avec lequel sont faits les vêtements que l’on fournit aux soldats ne les protège pas contre les particules microscopiques de l’uranium appauvri parce que les filtres hautes efficacités pour les particules de l’air (HEPA) ne sont pas efficaces sous 1/10 d’un micromètre (0.1µ).  Nous sommes tous exposés à des radiations extrêmement faibles provenant des centrales dispersées un peu partout aux États-Unis. [16]

Dans notre environnement, même les produits que nous utilisons tous les jours sont enduits, contiennent, ou sont faits à partir de chimiques synthétiques qui peuvent agir en synergie l’un avec l’autre.  La liste est infinie et elle inclut les produits de beauté tels que les vernis à ongle, les crayons pour les yeux, les désodorisants et les après-rasages ; aussi, les produits de nettoyage domestiques tels que les nettoyants pour tapis et tuiles, les rafraîchisseurs d’air sous forme solide ou en aérosol et les diffuseurs électriques (plug-in).  Même les gaz d’échappement de diesel ou d’essence en contiennent.  En fait, le FDA n’examinent même pas toutes les sources d’un chimique donné lors de l’analyse des méthodes de fabrication d’un produit.

Il existe entre 87,000 et 100,000 chimiques impliqués dans les diverses productions commerciales. Au moment où j’écris ces lignes, il existe 22,241,247 substances organiques et non-organiques enregistrées au Chemical Abstracts Service (CAS). [17] Huit mois auparavant, on en comptait 1,112,474 en moins. [18] Ces substances sont réglementées et testées par une méthode que j’appellerais « ne regarde rien – ne vois rien », fait aberrant pour les autres chercheurs qui eux regardent sous la couverture de l’union apparemment heureuse du mythe commerce-science. 

On attire l’attention sur les prodiges du plastique en évitant intentionnellement les évidences de son impact négatif sur la santé des humains et sur l’environnement.  Les 87,000 chimiques les plus conventionnels offrent environ 1.063725377 X 1086,991 de diverses combinaisons possibles pouvant avoir un effet synergique sur la toxicité. [19]  En gros pour vous situer, le résultat est 1 suivi de 87,000 zéros.  Même si les chercheurs avaient le temps et l’argent pour tester toutes ces combinaisons, ils ne sauraient pas ce qu’ils doivent chercher vu qu’il n’y a pas de précédent.  De plus, si on prend en considération le caractère unique de chaque organisme vivant et l’environnement qui lui est propre, on accroît une fois de plus les possibilités de synergies.

L’eau embouteillée dans du plastique

Les bouteilles d’eau sont fabriquées à partir de différents plastiques – polycarbonate (PC), polyéthylène téréphtalate (PET), polypropylène (PP), polyéthylène haute densité (HDPE), polyéthylène basse densité, polychlorure de vinyle (PVC ou vinyle), et autres.  Au risque de me répéter, ils migrent tous à un certain degré.  Laissez-moi attirer votre attention sur l’un de ces chimiques qui migre d’un plastique couramment utilisé dans la fabrication de produits populaires auprès des consommateurs.

Le diphénol-A est un monomère utilisé dans la synthèse du plastique PC, de la résine époxyde et de ses composantes ainsi qu’en tant que stabilisant thermique dans le PVC.  La liste des produits contenant du diphénol-A est longue.  Certains contenants rigides, tels que les bouteilles d’eau et les biberons sont faits à partir de PC.  Les bouteilles d’eau Nalgene®, marque appréciée des consommateurs sont faites à partir de PC de marque Lexan®.  Dans l’industrie médicale, on utilise ce plastique dans la fabrication de seringues, contenants, lentilles, ainsi que certains produits dentaires.  Rappelez-vous que le FDA ne règlemente que les plastiques en contact avec la nourriture et non les autres types d’exposition au plastique qu’un individu subit dans la vie de tous les jours, notamment à la maison, à l’école ou au bureau.  Parce que le FDA donne son approbation pour la fabrication des plastiques selon leur usage spécifique plutôt que selon les chimiques qui les constituent, le diphénol-A n’est pas explicitement réglementé. Il est important de noter que toute exposition à ce produit, indépendamment de son origine, a un impact et est cumulative.  Aussi, les autres chimiques qui ont une activité similaire dans le corps peuvent contribuer à l’impact global.  Les défenses naturelles du corps tentent de briser les toxines lors de leur entrée dans l’organisme.  Ces toxines sont appelées métabolites et elles sont considérablement plus toxiques que le produit chimique d’origine.

Aujourd’hui il n’est pas rare que les dentistes couvrent les dents avec un enduit étanche dentaire [21] qui durcit (polymérise).  Cette exposition au diphénol-A est assez importante pour avoir un impact au niveau biologique. [22] Comme avec les autres plastiques, les enduits étanches ne polymérisent pas totalement, ce qui laisse des monomères circuler librement.  Ils sont avalés ou absorbés par la peau de la bouche.  Si on parle de solutions dentaires qui n’impliquent pas de plastique, le choix est limité.  Je dois avouer être extrêmement frustré par cette situation.  Un orthodontiste que j’ai rencontré a créé des prothèses dentaires à partir de fil métallisé pour remplacer celles en polycarbonate.  Pour ce qui est des dents remplacées, il arrive que le matériau que les dentistes appellent céramique ait une matrice en polymère. Les implants en or et les couronnes représentent une excellente alternative, malheureusement ils sont aussi tenus en place avec une colle contenant un polymère volatile. Le mieux c’est de garder ses dents en bonne santé en les brossant et en utilisant du fil dentaire, ainsi qu’en mangeant une nourriture saine. 

Nourriture et boisson en conserve sont recouvertes de plastique contenant du diphénol-A.  Lors de la fabrication des conserves, les conserves sont stérilisées à 250 F pendant une heure.  Parce que la chaleur favorise la migration, ceci représente une exposition importante pour les gens qui consomment des aliments en conserves.  Après un temps, le PC dégage du dyphénol-A ainsi que d’autres chimiques.  Même quand il est neuf, le dyphénol-A migre hors du plastique.

La section du code des réglementations fédérales sur les plastiques PC permet une migration chimique de quelques centaines de parts sur un million (ppm) et un pourcentage sur le poids total du plastique.  Alors que les concentrations par ppm et au-dessus sont pertinentes, il existe un vaste champ d’exposition, telles les particules par billion (ppt) qui tombent bien au-dessous du radar du FDA.  Des méthodes sont disponibles pour tester mais elles coûteraient beaucoup plus cher.   Parce que les industries sont responsables des tests, elles rejettent avec véhémence la notion que ces concentrations soient pertinentes.  Si la situation était inversée et que la responsabilité de tester revenait au consommateur, le FDA exigerait les méthodes de test les plus pointues.  Un exemple graphique serait de comparer une part par milliard comme étant une goutte de liquide dans 660 wagons-citernes.  Il s’agit ici d’un train de 6 miles de long !

En l’an 2000, l’union des consommateurs (CU) a testé pour le dyphénol-A l’eau contenue dans des bouteilles de plastiques PC de 5 gallons.  On a trouvé de 0.5 ppb à 11 ppb (partie par milliard) dans les échantillons d’eau dans 8 des 10 bouteilles de 5 gallons.  Après que les représentants de l’industrie aient discrédité l’étude en disant qu’elle avait été mal conduite, peu de signalements d’infractions ont été enregistrés au sein du FDA.  Ce type de fausse information émanant des industries est pratique courante.  La plupart du temps, ces déclarations ressemblent à celles d’un enfant qui en insulte un autre en espérant que ce dernier soit boudé par les autres enfants.  Mais l’étude du CU était en fait valide et les concentrations de dyphénol-A trouvées étaient extrêmement pertinentes.

Le CU a aussi trouvé du dyphénol-A en quantité alarmante dans des biberons. [24] Les conseillers du CU ont incité leurs lecteurs à éviter le dyphénol-A dans les biberons en « se débarrassant des biberons de polycarbonate et en les remplaçant par des bouteilles de verre ou de polyéthylène, un plastique opaque et moins brillant qui ne filtre pas le dyphénol-A ». [25]  Ce conseil a déclenché la furie de l’industrie du plastique.  Mais j’irai plus loin en conseillant les lecteurs de ne se servir, ni de garder, quelque nourriture qui soit, liquide ou solide, à base d’eau ou de graisse, chaud ou froid, dans des contenants de plastique.

En avril 2003, une étude décrivait comment des souris gardées dans des cages de polycarbonate dans un laboratoire avaient été tuées involontairement par le dyphénol-A. [26]  La découverte a été faite accidentellement lors d’une expérimentation en laboratoire qui visait à chauffer de la levure dans des contenants en PC pour vérifier si la levure produisait de l’oestrogène.  On a découvert que la substance oestrogénique qui se dégageait des contenants de PC était plutôt le dyphénol-A et que ce dernier entrait en compétition avec l’œstrogène naturel de la souris.  [27]  J’ai demandé à un chercheur reconnu pourquoi les laboratoires continuaient à utiliser des contenants de plastique alors que depuis 1993 on sait que le dyphénol-A migre en plus d’être actif au niveau hormonal.  Voici la réponse qu’il m’a donnée : « Que doit-on faire, retourner au verre ? »  Le ton de sa voix sonnait comme si je lui avais suggéré de revenir à des pratiques de l’âge de pierre.  Voici où en est ce que l’on appelle curieusement « la science ».  Un manque de raisonnement et de logique qui va bien au-delà de ce que j’aurais cru possible avant que je ne commence à observer plusieurs aspects de cette technologie.  On cherche la vérité mais l’évidence est ignorée et bafouée dans la course pour préserver le financement nécessaire à la recherche. 

Le ‘casier judiciaire’ du Dyphénol-A

La liste des effets nocifs sur la santé associés de quelque manière que ce soit à l’exposition au dyphénol-A est remarquablement longue.  L’effet le plus visible est l’aneuploïdie, une malformation de chromosomes qui apparaît dans 5% des grossesses.  La majorité des fœtus aneuploïde meurent dans l’utérus.  Environ un tiers des fausses couches est dû à l’aneuploïdie, cause principale des interruptions involontaires de grossesse.  Pour les foetus qui viennent à terme, l’aneuploïdie est la cause génétique principale des problèmes du développement et de la retardation mentale.  Environ un enfant sur trois qui vient à terme et environ une fausse couche sur trois sont des aneuploïdes.  On associe cette maladie à la trisomie 21, [28] au syndrome de Patau (trisomie 13), [29] au syndrome d’Edwards, [30] au syndrome de Klinefelter, [31], au syndrome de Turner, [32] au syndrome du Cri du Chat et à la maladie d’Alzheimer. [34]  Chacune de ces anomalies déclenche une longue liste de maladies qui affectent toutes les composantes du corps humain, autant physiques que mentales. Les conditions à la naissance sont directement reliées à la malformation  de chromosomes présents dans l’embryon au moment de la conception. [35] On trouve beaucoup de documentation qui affirme que l’aneuploïdie contribue à accroître le risque d’avortement spontané quand la femme est plus âgée, mais on pense aussi que les hommes âgés de plus de 30 ans augmentent le risque d’avortement spontané même si la femme a elle moins de 30 ans. [36]

En tant que modulateur endocrinien, le dyphénol-A affecte le développement, l’intelligence, la mémoire, l’apprentissage, le comportement, le squelette, la taille et la forme du corps ; il augmente considérable la prostate et diminue le volume testiculaire, il crée aussi une plus grande distance anogénitale, [37], il peut provoquer le cancer de la prostate, [38] la diminution de la numération des spermatozoïdes, ainsi qu’affecter les aspects physiques et mentaux de la sexualité.  Il y a peut-être aussi un rapport avec l’obésité, et avec tant d’autres maladies qu’il faudrait une autre liste pour les nommer toutes.  En d’autres mots, si le fœtus survit, une ou plusieurs parties de son corps pourraient être affectées à jamais.  Les problèmes ont tendance à se manifester avec l’âge.

La maladie d’Alzheimer se déclare habituellement après l’âge de 50 ans.  Pour ceux qui en sont affectés, certaines zones du cerveau s’amoindrissent suite à la mort des cellules et les cavités qui en résultent deviennent de plus en plus importantes.  Les capacités qui sont les plus affectées : le contrôle de la mémoire, la pensée logique et la personnalité.  Pas plus de 5 à 10 % des cas sont de nature génétique.  On prévoit que d’ici 2050, 14 millions d’individus seront atteints de la maladie d’Alzheimer.

Le dyphénol-A est approximativement 10,000 fois plus puissant que l’estradiol, un oestrogène puissant qui est synthétisé principalement dans l’ovaire, mais aussi dans le placenta, dans les testicules et possiblement aussi dans la corticosurrénale.  À cause de cette disparité, les représentants des industries déclarent que le dyphénol-A ne cause aucun dommage au degré auquel la majorité des individus y sont exposés.  Pourtant, une étude menée en 2001 démontre que même à un faible degré, lorsque associé à d’autre xénoestrogènes (oestrogènes qui trouvent leur origine à l’extérieur du corps), ils s’ajoutent l’un à l’autre et agissent conjointement, élevant ainsi à un niveau dangereux les oestrogènes dans l’organisme. [41] Une autre étude démontre que l’organisme est particulièrement sensible au dyphénol-A en période périnatal, qui prend place entre la 20e à la 28e semaine de gestation et prend fin de 7 à 28 jours suivant la naissance. [42] L’exposition au dyphénol-A durant cette période augmente le risque de tumeur du sein. [43] Je le répète : il ne manque pas d’études publiées qui dénoncent les méfaits du dyphénol-A.

Éviter le plastique

Il est impossible d’éviter tous les plastiques, mais nous devons éliminer ces substances toxiques de notre diète et de notre environnement.  Trop de recherches confirment la migration des monomères servant à la fabrication du plastique. [44] Mon opinion rejoint celles de chercheurs scientifiques : ce n’est qu’une question de temps et d’argent avant que de nouvelles études prouvent définitivement à quel point le plastique est nocif.  Le financement des campagnes politiques ralentira encore plus les études desquelles résultera une réglementation significative.  Mais nous nous devons de protéger nos familles dès que nous sommes conscients de ces faits.

J’encourage les individus et les gouvernements à bannir le plastique autant que possible en observant des mesures de précaution.   Le Wingspread Statement sur les méthodes de précaution à observer résulte d’un consensus atteint lors d’une conférence en 1998.  En termes simples, on y dit que si vous soupçonnez de façon raisonnable qu’un produit représente un danger quelconque (ici le plastique), il en revient à vous d’en empêcher sa prolifération.  La responsabilité de la preuve devrait revenir aux industries et non aux consommateurs. Avant d’utiliser un nouveau produit  ou une nouvelle technologie, des alternatives doivent être explorées à fond, et toute décision sur ces activités doit être « ouverte, informée, et démocratique » et « doit inclure tous les partis concernés ». [45]

Il existe suffisamment d’évidences sur les effets nocifs du plastique pour éliminer tout contact du plastique avec la nourriture. Encore plus important et pour une multitude de raisons,  je suis d’avis qu’il faut carrément mettre fin à la production du plastique. En plus d’être la cause d’innombrables morts humaines, d’handicaps et de maladies, le plastique pollue tous les habitats de la planète et détruit l’écosystème.  Il y a actuellement 6 fois plus de plastique que de plancton qui flotte au milieu de l’océan Pacifique. Le plancton représente la source majeure de nourriture pour la faune marine. [46]  Dans sa forme brute, le type de plastique qui sert à fabriquer les barquettes préformées destinées à la nourriture représente une partie importante de ce plastique.  Le plastique dégradé en petits morceaux sous l’effet du rayonnement solaire ressemble beaucoup au plancton en forme et en couleur.  Selon un article d’octobre 2003 d’Arrigo et d’autres collaborateurs du Geophysical Research Letters, la production du plancton est affectée depuis 20 ans par le réchauffement de la surface de l’océan.  Avec le volume de plastique toujours en hausse, la proportion du plastique au plancton s’accroît et la situation devient de plus en plus dangereuse pour les animaux qui cherchent à se nourrir.

Le chercheur qui a exposé ces faits, le capitaine Charles Moore, directeur du Algalita Marine Research Foundation, m’a informé que des données récentes indiquent que la proportion de plastique VS le zooplancton est même plus grande.  Le plastique flottant forme deux zones appelées "Garbage Patches" (nappes de détritus) et la taille de chacune est supérieure à celle de l’état du Texas. [47], [48]

Le ‘plancton plastique’ est absorbé par toutes les strates de l’océan et il n’y a pas de méthode connue pour l’en débarrasser.  Le DDE, un métabolite du DDT, ainsi que d’autres chimiques semblables à la dioxine convergent sur la surface de ces morceaux de plastiques à un niveau jusqu’à un million de fois plus élevé que celui trouvé dans l’océan. [49]  La présentation du capitaine Moore inclut des images d’animaux marins qui par conséquence ont suffoqués et sont morts de faim.  Il est tout aussi impressionnant de voir des morceaux de plastique dans la chair des animaux marins.

Conclusion

J’ai travaillé pendant deux ans en tant que préposé au téléphone dans une organisation environnementale de Berkeley.  Un grand nombre de gens nous contactait pour nous demander quel plastique était le plus sûr à mettre en contact avec la nourriture ou l’eau.  Ils voulaient aussi savoir quel était le plastique le moins dangereux pour le four micro-ondes.  Ma réponse était toujours de dire qu’aucun plastique ne devrait toucher à de la nourriture et qu’il était dangereux de mettre de la nourriture dans un four micro-ondes.  Le micro-onde est probablement aussi dangereux, voire plus même que le plastique en lui-même, vu que son utilisation crée des radicaux libres qui abîment les cellules de votre corps.  De plus, il chauffe le plastique, augmentant de cette manière le ratio de migration dans la nourriture.  Cette réponse n’était appréciée ni du public, ni de l’organisation qui cherchait à offrir des alternatives positives.  Pourtant, le plastique est l’alternative !  Le verre, le bois, le métal et la céramique sont sans danger.  Le plastique n’est rien de plus qu’une ignoble imitation de ces matériaux.  En utilisant le plastique le moins dangereux, on ne fait que prolonger et augmenter le volume de toxicité sur la terre et dans nos corps.  Si sauver les arbres vous tient à cœur, cessez de surconsommer et ne dégrader pas l’environnement davantage en utilisant toujours plus de plastique.

En tant que consommateurs, nous cherchons toujours à garder le statut quo de notre vie moderne.  Pourtant, la seule logique que je vois derrière la réglementation du plastique en contact avec la nourriture, c’est qu’on favorise le profit au prix de notre santé, de l’économie, de la société et de l’environnement.  Nul besoin d’être un spécialiste en polymères pour savoir que le plastique ne devrait pas entrer en contact avec de la nourriture.  L’essentiel c’est d’avoir les pieds bien sur terre et une bonne dose de logique.  Il faut bien sûr rompre tout lien avec l’industrie agro-alimentaire pour que cette logique puisse se développer.

En premier lieu, mettez de côté vos suppositions et regardez les effets négatifs du plastique à court et à long terme sur la santé, l’économie, l’environnement et la société ainsi que sur la pérennité de la race humaine.  Ensuite, comparez avec les avantages du plastique.  Je vous garantis que les arguments pèseront beaucoup plus lourd du côté négatif.

Si on écoute que les organisations à but non lucratif et les industries agroalimentaires, on pensera naturellement que seuls les additifs sont toxiques et migrent.  Mais toutes les composantes du plastique sont toxiques, autant les additifs que les éléments qui forment le plastique, et les deux migrent en quantité extrêmement faible, ce qui est dangereux.  Certains chimiques sont évidemment pires que d’autres.  Mais il est indéniable qu’ils migrent tous dans ce qu’ils touchent.

Réfléchissez sur ce qui suit:

  • Omniprésent – le plastique est partout… dans nos corps, dans l’air, dans l’eau, dans les océans etc.
  • Toxique – le plastique est toxique.  Autant les additifs que les éléments qui le forment.
  • La planète  presque tout ce que nous touchons est fait ou est recouvert de plastique.
  • Les individus – nous sommes tous exposés chaque minute de chaque jour.
  • Ignorance – on ne connaît pratiquement rien sur la gamme de chimiques qui composent le plastique.
  • Synergies – on en connaît encore moins sur les effets des plastiques combinés et autres, notamment sur les rayonnements ionisants.
  • Espoir insensé – le processus par lequel le plastique est considéré sans danger par le FDA, l’industrie agro-alimentaire, les organisations à but non lucratifs, et les consommateurs.

Lectures – Anglais seulement

  

Références

[1] Brillat-Savarin, JA. Physiologie du Gout, ou Méditations de Gastronomie Transcendante...Paris: Sautelet et Cie, 1826. Note: Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826) un avocat français et un politicien qui a fait sa réputation avec le livre Physiologie du Goût. Le dicton  «Vous êtes ce que vous mangez », trouve son origine chez Brillat-Savarin : « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es ».

[2] Guide pour l’industrie: Preparation of Food Contact Notifications and Food Additive Petitions for Food Contact Substances: Chemistry Recommendations FINAL GUIDANCE U.S. Food and Drug Administration, Center for Food Safety & Applied Nutrition, Office of Food Additive Safety April 2002 http://www.cfsan.fda.gov/~dms/opa2pmnc.html

[3] Conversation téléphonique avec le docteur George Pauli directeur adjoint aux politiques de la science, FDA Office of Food Additive Safety, and Mike Herndon, Head of Media, FDA Office of Food Additive Safety 22 October 2003 12:49 PM

[4] Polyethylene (source: FDA conversation téléphonique)

[5] Cladosporium: Ascomycete. Le moule le plus commun au monde utilisé dans la terre comme sur les textiles, aussi pour les tomates, les épinards, les bananes et la végétation morte.  Pour des images : http://www.carolinafilters.com/FunclspP.jpg

[6] Les fongicides font partie d’une catégorie de pesticides règlementés par le EPA.  Voir :  What is a Pesticide? U.S. EPA Office of Pesticide Programs 14feb97 http://www.mindfully.org/Pesticide/What-Is-A-Pesticide.htm

[7] Conversation téléphonique avec le docteur George Pauli directeur adjoint aux politiques de la science, FDA Office of Food Additive Safety, and Mike Herndon, Head of Media, FDA Office of Food Additive Safety 22 October 2003 12:49 PM

[8] Plastics: An Important Part Of Your Healthy Diet You could think of them as . . . Advertising by the American Plastics Council found in National Geographic magazine (abt.1996) http://www.mindfully.org/Plastic/6th-Basic-Food-Group.htm

[9] Disinformation pronunciation: (")di-"sin-f&r-'mA-sh&n Function: noun Date: 1939 : false information deliberately and often covertly spread (as by the planting of rumors) in order to influence public opinion or obscure the truth Merriam-Webster online http://webster.com/

[10] Barbie's PVC Body Gets Sticky as Dibutyl Phthalate Migrates Yvonne Shashoua / Conservation Department The National Museum of Denmark 19apr99 http://www.mindfully.org/Plastic/Barbies-Health-Hazard.htm

[11] Paracelsus: Dose Response. in the Handbook of Pesticide Toxicology WILLIAM C KRIEGER / Academic Press Oct01. Robert Krieger, ed. University of California, Riverside, Riverside, California, U.S.A. http://www.mindfully.org/Pesticide/Paracelsus-Dose-ToxicologyOct01.htm

[12] Research Needs for the Risk Assessment of Health and Environmental Effects of Endocrine Disruptors: A Report of the U.S. EPA-sponsored Workshop Environmental Health Perspectives, v.104, s.4, Aug96 http://www.mindfully.org/Pesticide/RJ-Kavlock-et-al-Aug96.htm

[13] What Are Endocrine Disruptors? Paul Goettlich 2jul03 http://www.mindfully.org/Pesticide/EDs-PWG-16jun01.htm

[14] Conversation téléphonique avec Ernest Sternglass, Ph.D., Professeur primé en physiques radiologiques de l’université médicale de Pittsburgh.  Il a écrit plusieurs articles sur les effets des radiations à faible niveau sur l’organisme humain.  Il est aussi directeur et chef technique du RPHP Baby Teeth Study. [http://www.rphp.org].

[15] Leuren Moret Speaking on Depleted Uranium in Los Altos, California 21apr03 http://www.mindfully.org/Nucs/2003/DU-Leuren-Moret21apr03.htm

[16] Fait prouvé :  du strontium-90 est détecté dans plusieurs milliers de dents de lait dans le programme Tooth Fairy Project http://www.radiation.org/envelope.html

[17] CAS Registry Numbers for new compounds and assistance with nomenclature can be obtained by writing to Chemical Abstracts Service (CAS) Client Services, 2540 Olentangy River Road, P.O. Box 3343, Columbus, OH 43210, or by visiting their website at http://www.cas.org

[18] Date d’aujourd’hui: 9 October 2003

[19] Formule: 2^n - n – 1.  Cette formule est surnommée factorielle.  Le docteur Bruce Sagan, un mathématicien au Michigan State University, a fait le calcul.   Exemple: si 2^n signifie 2 au pouvoir n, donc, par exemple, si n = 10 alors il y a 2^10 - 10 - 1 = 1024 - 11 = 1013. Cette formule explique les reproductions telles que 1,2,3 = 1,3,2 = 2,3,1 = 2,1,3 = 3,1,2 =  3,2,1

[20] 21 CFR § 177.1580 Polycarbonate Resins. Code of Federal Regulations rev.1apr03 http://www.mindfully.org/Plastic/PC/21CFR177.1580-Polycarbonate-1apr03.htm

[21] Bisphenol-A (BPA) For Doctors and Dentists. Paul Goettlich 7may02 http://www.mindfully.org/Plastic/Plasticizers/Bisphenol-A-For-Doctors-Dentists.htm

[22] Determination of Bisphenol A and Related Aromatic Compounds Released from Bis-GMA-Based Composites and Sealants by High Performance Liquid Chromatography Environmental Health Perspectives v.108, n.1, Jan00 http://www.mindfully.org/Plastic/Bisphenol-A-Aromatic-Compounds.htm

[23] http://www.mindfully.org/Plastic/5-Gallon-Water-Jugs.htm

[24] Food For Thought: What's Coming Out of Baby¹s Bottle? Janet Raloff / Science News 31jul99 v.156, n.5 http://www.mindfully.org/Pesticide/Babys-Bottle-Roloff.htm also see: http://www.mindfully.org/Plastic/Plasticizers/BPA-Baby-BottlesJul03.htm

[25] Baby Alert: New Findings about Plastics Consumer Reports Special Report 21apr99 http://www.mindfully.org/Plastic/Baby-Bottles-CU21apr99.htm

[26] BPA and Plastic Lab Animal Cages When Disaster Strikes: Rethinking Caging Materials Lab Animal v.32, n.4, Apr03 http://www.mindfully.org/Plastic/Plasticizers/BPA-Lab-Animal-CagesApr03.htm

Voir aussi: Bisphenol A Exposure Causes Meiotic Aneuploidy in the Female Mouse Current Biology, v.13, 1apr03 http://www.mindfully.org/Plastic/Plasticizers/BPA-Mouse1apr03.htm

[27] Bisphenol-A: an estrogenic substance is released from polycarbonate flasks during autoclaving Endocrinology 132(6):2277-8 Jun93 http://www.mindfully.org/Plastic/BPA-Polycarbonate-Flasks.htm

[28] Terry Hassold and Patricia Hunt. To Err (meiotically) Is Human: The Genesis of Human Aneuploidy Nature Reviews Genetics 2, 280 -291 (2001); V.2, n.4 Apr01 http://www.nature.com/cgi-taf/DynaPage.taf?file=/nrg/journal/v2/n4/abs/nrg0401_280a_fs.html

Voir aussi: Bisphenol A Exposure Causes Meiotic Aneuploidy in the Female Mouse Current Biology, v.13, 1apr03 http://www.mindfully.org/Plastic/Plasticizers/BPA-Mouse1apr03.htm

[29] Patau Syndrome - Robert G Best, PhD, Director, Professor, Department of Obstetrics and Gynecology, Division of Genetics, University of South Carolina School of Medicine - eMedicine.com http://author.emedicine.com/ped/topic1745.htm

[30] Edwards syndrome - Harold Chen, MD, MS, FAAP, FACMG, Chief, Professor, Department of Pediatrics, Section of Perinatal Genetics, Louisiana State University Medical Center - eMedicine.com http://www.emedicine.com/ped/topic652.htm

[31] Klinefelter syndrome - Harold Chen, MD, MS, FAAP, FACMG, Chief, Professor, Department of Pediatrics, Section of Perinatal Genetics, Louisiana State University Medical Center http://www.emedicine.com/ped/topic1252.htm

[32] Campbell Biology 6th ed. http://webpages.marshall.edu/~adkinsda/B111OutlinesChromInhAlt.html  Vérification par conversation personnelle avec l’auteur du URL, le docteur Dean A. Adkins, un professeur de biologie au Marshall University

[33] Cri-du-chat syndrome - Harold Chen, MD, MS, FAAP, FACMG, Chief, Professor, Department of Pediatrics, Section of Perinatal Genetics, Louisiana State University Medical Center. eMedicine.com http://www.emedicine.com/ped/topic504.htm

[34] Alzheimer Disease - Jeffrey A Gunter, MD, Staff Physician, Department of Surgery, Division of Emergency Medicine, Denver Health Medical Center. eMedince.com http://www.emedicine.com/aaem/topic12.htm

[35] Reproductive Science Center of the San Francisco Bay Area website 14oct03 http://www.rscbayarea.com/articles/pgd_indications.html

[36] Does Male Age Affect the Risk of Spontaneous Abortion? An Approach Using Semiparametric Regression - Am. J. Epidemiol. 2003 157: 815-824. 1may03 v.157, i.9 http://ifr69.vjf.inserm.fr/~web292/fer/Remyhtml/Slama5-2003-AmJEpidemiol.pdf

[37] Reproductive Malformation of the Male Offspring Following Maternal Exposure to Estrogenic Chemicals - Proceedings of the Society for Experimental Biology and Medicine 224:61-68 Jun00 http://www.mindfully.org/Pesticide/Maternal-Exposure-Repro-Malform.htm

[38] The Xenoestrogen Bisphenol A Induces Inappropriate Androgen Receptor Activation and Mitogenesis in Prostatic Adenocarcinoma Cells - Molecular Cancer Therapeutics May 2002 http://mct.aacrjournals.org/cgi/content/abstract/1/7/515

[39] Sakaue, M, S Ohsako, R Ishimura, S Kurosawa, M Kurohmaru, Y Hayashi, Y Aoki, J Yonemoto and C Tohyama. 2001. Bisphenol-A Affects Spermatogenesis in the Adult Rat Even at a Low Dose. Journal of Occupational Health 43:185 -190.

[40] A Synthetic Antagonist for the Peroxisome Proliferator-activated Receptor Inhibits Adipocyte Differentiation - J Biol Chem, Vol. 275, Issue 3, 1873-1877, January 21, 2000. http://www.jbc.org/cgi/content/full/275/3/1873

[41] Rajapakse, N, D Ong and A Kortenkamp. 2001. Defining the Impact of Weakly Estrogenic Chemicals on the Action of Steroidal Estrogens. Toxicological Sciences 60: 296-304.  http://www.mindfully.org/Pesticide/Estrogenic-Steroidal-EstrogensApr01.htm

[42] PPT presentation by James Tilton, PhD, Professor of Reproductive Physiology, Department of Animal & Range Sciences, North Dakota State University, Fargo, ND http://www.ndsu.nodak.edu/ndsu/jtilton/powerpointpresentations/gonadotropins.ppt

[43] Beverly S. Rubin et al. Perinatal Exposure to Low Doses of Bisphenol A Affects Body Weight, Patterns of Estrous Cyclicity, and Plasma LH Levels. Environmental Health Perspectives Volume 109, Number 7, July 2001 http://ehpnet1.niehs.nih.gov/members/2001/109p675-680rubin/rubin-full.html

[44] Email communication (9oct03) with Dr. Nicolas Olea, Dept. Radiologia y Medicina Fisica, Facultad de Medicina, Universidad de Granada, Granada 18071, Spain http://www.ugr.es/university.htm

[45] The Wingspread Statement on the Precautionary Principle Rachel's Environment & Health News n.586, 19feb98 http://www.mindfully.org/Precaution/Precautionary-Principle-Rachels.htm

[46] A comparison of plastic and plankton in the North Pacific central gyre - Marine Pollution Bulletin, v.42, n.12, Dec01 http://www.mindfully.org/Plastic/Moore-North-Pacific-Central-Gyre.htm

[47] Email de Charles Moore, directeur du Algalita Marine research Foundation.

[48] Je suis consultant au Algalita Marine Research Foundation (AMRF) à Long Beach, CA http://www.algalita.org

[49] Plastic Resin Pellets as a Transport Medium for Toxic Chemicals in the Marine Environment - Environ. Sci. Technol. 2001, 35, 318-324 http://www.mindfully.org/Plastic/Pellets-Transport-Medium.htm

 

Traduit de l'anglais par :

Sylvie Chartrand



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