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Entrevue #1: Expert-conseil en environnement Cindy Sage
Sur
Le rapport BioInitiative
La quantité mondiale de champ électromagnétique est grande. Ce rapport porte sur toutes les choses qui évoluent autour des appareils électriques, les lignes électriques et les champs d’extrême basse fréquence.
Cette question de champs électromagnétiques, englobe aussi les rayonnements de fréquences radio et radiations micro-ondes. Et ils sont également les émissions de téléphones cellulaires, des tours de cellulaires et des communications sans fils Wi-Fi et Wi-Max.
Donc c'est vraiment au sens large, toutes ces choses qui nous donnent une puissance électrique ou qui nous donnent la possibilité de communiquer en mode sans fil.
Ces émissions ont des effets biologiques importants.
En 2006, un groupe de scientifiques se sont réunis à l’assemblé annuel de la Bio Electromagnetic Society au Mexique. Et nous avons présenté un mini-colloque sur les champs électromagnétiques et les radiations des fréquences radio pour mettre en évidence quelques points, à plusieurs centaines de scientifiques qui étaient présent à ces rencontres.
Le premier point était de se concentrer sur la science et dire : Ce sont les études que nous pensons qui montrent un effet à des niveaux qui sont des niveaux quotidien. Et nous voudrions peut-être, être préoccupées par cette question.
Et le deuxième point était pour parler à propos de quel genre de mesures de prévention les pays ont pris dans le monde entier.
Ma part était de résumer la réponse du monde concernant la problématique des champs électromagnétiques, en termes de précaution et de prévention.
Le groupe de travail BioInitiative est un groupe qui est né de la rencontre au Mexique. Il y a eu beaucoup de débats lors de cette conférence scientifique sur la raison pour laquelle il y a 30 ans d’études scientifiques, documentant les effets biologiques ainsi que les effets indésirables sur la santé dû à ces expositions, et pourtant, nous vivons encore avec les mêmes vieux standards que nous avons toujours eus depuis des années. Ils sont ajustés de temps à autres, mais jamais d'une manière substantielle. Et non pas d'une manière qui tient compte de plus en plus de notre connaissance grandissante à propos des risques sur la santé.
Ainsi, le groupe de travail BioInitiative avait à l'origine quatre membres, provenant de quatre groupes de différentes organisations. La réunion a eu lieu en juin au Mexique, au mois d'octobre et nous avions décidé que nous allions écrire un rapport hors pair de recherche sur les champs électromagnétiques et les risques sur la santé. Et nous l'utiliserons pour alerter les gens, qui dans le monde, ont a pour mission de traduire la science en de bonne politique de santé publique, et, plus largement, de dire au public ce que sont ces conclusions.
Ainsi, entre octobre 2006 et août 2007, ce qui est un très court laps de temps, ce groupe de 14 scientifiques et spécialistes de la santé publique, ont fait leur meilleur travail aux chapitres des sciences et de la santé publique, d'évaluer et d'établir des recommandations.
Donc dans une période de 9 mois, nous avons produit le seul rapport véritablement indépendant qui porte un regard sur les champs électromagnétiques, les radiations de fréquences radio et les risques de santé.
- Mary Beth Bragan, Producteur EON - Donc, en d'autres mots vous avez synthétisé les données qui étaient là?
Nous l’avons fait, nous l'avons fait.
Chacune de ces personnes, chacun de ces participants sur le groupe de travail BioInitiative, est en soi un expert mondial dans son domaine.
Nous avions Henry Lai, Ph.D., Département de bio-ingénierie de l'Université de Washington, qui a fait les travaux portant sur les dommages causés au génome humain. Et, il a aussi fait le très grand chapitre sur la neurologie, les effets sur le système nerveux central, de la cognition, de notre capacité de penser, les effets sur le comportement, le jugement, le sommeil et ainsi de suite, toutes les études neurologiques.
Et je pense qu’au total, nous en tant que groupe, avons probablement regardé plus de 2000 études. Ce sont de pures publications scientifiques qui ont été examinées. Elles ne sont pas l'opinion de « monsieur tout le monde ».
Professeur Lennart Hardell, MD, PhD, University Hospital Orebro, en Suède, a effectué le travail sur les tumeurs cérébrales en relation avec l'utilisation du téléphone cellulaire, en collaboration avec le professeur Kjell Hansson Mlld, PhD, de l’Université d'Umea, Umea, Suède. Ils sont très respectés dans leur domaine.
Prof Michael Kundi, PhD Université de Vienne, en Autriche, a travaillé sur un chapitre impliquant des tumeurs cérébrales qui ne sont pas liés aux téléphones cellulaires, et il y a une abondante littérature à ce sujet.
Nous avons également eu Eugene L. Sobel, Ph.D., et Zoreh Davanipour DVM, PhD Friends Research Institute de Los Angeles, Californie, États-Unis, qui sont des experts dans le domaine de la santé, de la maladie d’Alzheimer et de Lou Gehrig ou SLA. Et ils ont fourni un grand chapitre sur les effets des extrêmes basses fréquences et fréquences radios sur l’Alzheimer et le cancer du sein, y compris une grande partie du travail sur la mélatonine. C’est d’une importance vitale.
Olle Johansson, PhD, professeur associé, Institut Karolinska, Stockholm, Suède, a fourni un chapitre très très détaillé sur le système immunitaire et à propos du nombre de gens qui deviennent électriquement sensibles, ou hyper-sensible à ces expositions.
Beaucoup de gens sont sensibles aux produits chimiques. Il y a un pourcentage croissant de personnes dans le monde, estimé entre 3 et 8% de toutes les personnes dans le monde qui sont électro-sensibles.
Il s'agit d'un dysfonctionnement du système immunitaire, c'est pourquoi Olle est impliqué. L’hyper-sensibilité sera un très gros problème sociétal avec d’énormes coûts financier.
Il s'agit donc d'une autre partie importante du rapport.
- Mary Beth Bragan, Producteur EON - Vous avez dit que ce nombre de personnes est en croissance?
Ce nombre semble augmenter. Et étant donné que nous continuons de déployer des technologies qui exposent les gens de façon chronique, sur une base quotidienne, à ces émissions, on peut s'attendre à ce qu'il augmente.
Fait important, que je crois que nous avons également besoin de mentionner, est qu’il y avait deux personnes clés impliquées concernant le volet santé publique. L'un d'eux est l'un des plus grands experts de santé publique, David O. Carpenter, MD, il est maintenant à la tête de l’institut de la santé et de l'environnement à l'Université d'Albany, New York.
Il nous a fourni de l'information clé afin d'analyser scientifiquement et d’essayer de nous dire ce que cela voulait dire en comparaison avec d'autres choses comme le tabagisme et le cancer ou la fumée secondaire du tabac et le cancer. Et il a pu dire : Regardez! Réglementez ces choses, car nous avons maintenant suffisamment de preuves pour argumenter la science à l’effet de si cela cause ou pas le cancer et des problèmes neurologiques et quelle est la réponse de santé publique appropriée compte tenu de ce que nous avons et ce que nous devons faire maintenant.
L'autre personne clé que je désir mentionner, est David Gee, Coordonnateur de l’Agence Européenne pour l'Environnement, Copenhague, Danemark. Il est l'un des principaux auteurs de Late Lessons from Early Warnings. Qui est un livre analysant les échecs des gouvernements du monde entier à répondre aux premières indications en termes de plomb et d'essence, [***] qui est un agent cancérigène, BSC, la surpêche dans l'Atlantique et ainsi de suite, où vraiment d’importantes questions de santé publique et d'environnement ont été débattues, parce que l’influence de l‘industrie empêche l'action, de façon que l'action arrive si tard que les coûts sont énormes.
Eh bien, nous avons demandé à David Gee de travailler avec nous. Pour regarder les questions d’aujourd’hui à propos des champs électromagnétiques et de la science et de dire si l'alerte précoce est suffisante, et si les conséquences de ne rien faire sont si grandes que nous devrions en faire plus. Son chapitre, bien sûr, a été un pivot pour obtenir l'attention internationale à notre rapport, car en fait, la réponse est oui.
La réponse en Europe a été massive. Nous avons été submergés de réponses, de demandes d'entrevues, de couverture médiatique, vraiment une excellente couverture dans les médias de presse en provenance des pays européens. Ce fut en partie dû au fait que la maison de David Gee, l’organisme de l’Agence Européenne pour l'Environnement, a décidé que c'est là une question si importante pour eux, qu'ils n'avaient pas tout à fait reconnu jusqu'à ce qu'ils voient le rapport, qu'ils ont pris sur eux les frais.
Et dans les deux semaines, je crois qu'il est juste de dire qu'il est sans précédent qu'un seul rapport de science a pu causer qu’une agence majeure sur l’environnement et de la santé publique, appelle à de nouvelles politiques, de nouvelles études et de nouvelles actions de prévention .
Donc, en Europe, ça a été très grand. La tribune internationale de l'air a effectué une excellente analyse et réponse. Et presque tous les autres grands journaux européens dans tous les pays européens ont publié un article ou deux ou trois.
Aux États-Unis, nous n’avons vu absolument aucune couverture. Il est très décevant de voir que le silence, de nos médias, de notre presse écrite, et de nos médias de radiodiffusion, est absolu. Nous continuerons de voir à ce qu’il y ait un changement de ce côté, parce que ce ne sont pas seulement des questions de santé européens. Ce sont aussi des questions qui concernent les États-Unis, les pays d'Afrique, les pays d’Asie et l’Australie. Et ils vont coûter cher à notre société si nous ne faisons pas attention.
- Mary Beth Bragan, Producteur EON - Vous parlez des pays européens mais qu’est-ce qu’il en est des pays du sud, de la réaction de la presse ou de leurs gouvernements?
Il y a eu des demandes de renseignements des médias de tous les continents et de nombreux pays, mais la demande la plus forte a été dans les pays européens, où il y a un large public assez intéressé, qui exprime leurs préoccupations évidentes dans leur presse déjà. Et ce qui peut être en partie pourquoi.
La deuxième plus importante réponse provient de l'Australie probablement. Où, en fait, alors que nous du groupe de travail BioInitiative, recommandons des normes qui sont des milliers de fois inférieures à celles qui sont aujourd'hui, qui sont les limites de la sécurité publique. Le gouvernement Australien, propose d'assouplir leur normes de permettre aux gens d'être exposés à beaucoup plus de risques d’exposition aux champs électromagnétiques.
Donc, nous avons eu toute une réponse du public et des organismes gouvernementaux.
Il y a eu une grande poussée de l'industrie, pour maintenir le statu quo, ou pour détendre les normes en général. Parmi les industries du service public d'électricité en Australie, pour la quasi-totalité des organisations de télécoms qui font du lobby dans le monde entier et, en fait, même aux États-Unis.
Aujourd’hui, il est surprenant qu’aux États-Unis, l'IEEE qui est l'organisme qui recommande de nouvelles normes en matière de fréquences radio, par exemple des téléphones cellulaires, propose de relâcher ou de rendre moins sévère, les normes d'émissions de fréquence radio des téléphones cellulaires. Ils veulent permettre, que soit calculer, la quantité de chaleur que le téléphone peut mettre dans votre cerveau, sur 10 grammes de tissus au lieu de 1 gramme, comme il est aujourd'hui. Cela signifie que votre exposition sera beaucoup plus grande.
Maintenant, cette proposition vient au moment où le groupe de travail BioInitiative a fait remarquer dans notre rapport que nous voyons les risques de tumeur cérébrale augmenter à 10 ans et moins d'utilisation.
Ce que vous devez savoir à propos de ceci, c’est que pratiquement n’importe quoi d’autre qui peut causer des tumeurs au cerveau, pour la plupart des expositions aux produits chimiques ou des radiations ionisantes, prend normalement 20 ans à apparaître.
Pourquoi voyons-nous cette augmentation à partir de 10 ans pour les téléphones cellulaires? Eh bien cela signifie que les téléphones cellulaires sont un moyen très efficace pour créer des tumeurs au cerveau et qu'elles apparaissent dans la moitié du temps.
Nous avons ici ce paradoxe, ce dilemme, où les gens qui développent nos normes se proposent de permettre à beaucoup plus de rayonnement dans la tête. Probablement parce que les téléphones cellulaires d'aujourd'hui, par un grand nombre, ne répondent pas aux normes en vigueur, de sorte qu'ils doivent être moins restrictives.
C’est réellement une action injustifiée, et nous espérons que notre rapport aura pour effet dans ce pays de dissuader nos décideurs de la commission fédérale des communications, de même regarder ces propositions de normes moins restrictives.
Voici un autre membre du groupe de travail BioInitiative qui a contribué aux chapitres scienfitique, Carl, F. Blackman, Ph.D. Fondateur, ancien président et membre à part entière de la Bioelectromagnetics Society, Raleigh, NC USA, [les opinions exprimées ne sont pas nécessairement celles de son employeur, l'US Environmental Protection Agency], il a contribué un chapitre sur les effets de modulation, il a à voir avec la manière que les fréquences radio pulsés ou les champs électromagnétiques peuvent être reçues par l'organisme comme différents types de signaux. Et la modulation est importante puisque certaines radiofréquences sont plus bioactives que d'autres. Ce fut un chapitre essentiel.
Martin Blank, Ph.D. professeur agrégé et ancien président et membre à part entière de la Bioelectromagnetics Society Dept of Physiology, Collège des médecins et chirurgiens de l'Université Columbia de New York, États-Unis, a contribué au chapitre sur les protéines hachées par la chaleur ou protéines de stress.
Une découverte très importante qui est mise en évidence dans notre rapport, qui est que lorsque vous voyez des protéines de stress produites dans le corps, c'est toujours une réaction très ancienne de toutes les cellules, littéralement dans les plantes, les animaux et les gens.
Lorsque vous voyez les protéines hachées par la chaleur être exprimées par les cellules, être créées, cela indique que les cellules sont en difficultés, et qu’elles crient à l’aide. Qu’il a des problèmes avec l’environnement qui l'entoure, qu’il n'est pas bon pour elles.
Ce que Martin a été en mesure de démontrer, c'est que lorsque vous êtes exposé à de très faibles niveaux de champs électromagnétiques, nous voyons la création de protéines de stress. Ce que cela nous indique, c'est que peut-être qu’à court terme, le corps s’en remettra ou s’adaptera.
Mais si vous faites cela, jour après jour, chroniquement, ces choses ont de très graves conséquences pour l'organisme. Et ils sont en fait, une partie de l'éventuel mécanisme biologique que nous parlons au sujet des problèmes de santé chroniques et de maladies et de menaces à la santé qui peuvent être cancérigènes ou qui pourrait être des neurotoxines.
Alors le travail de Martin Blanks, bien sûr, est un élément clé. Et les niveaux auxquels elle trouve un effet sur les protéines de stress sont des niveaux environnementaux. Ce sont les niveaux auxquels la plupart des gens dans les pays urbanisés sont exposés. Téléphones cellulaires, les tours cellulaires, les lignes électriques, les appareils électroménagers et plus.
Les téléphones sans fil, ainsi que les téléphones cellulaires sont impliqués non seulement dans les réponses des protéines de stress, et ils semblent être tout aussi dangereux que les téléphones cellulaires au sujet des tumeurs cérébrales et neuromas acoustiques, une autre forme de tumeur dans la tête.
Alors, il est important que les gens sachent que ce ne sont pas seulement les téléphones cellulaires, mais c'est aussi les téléphones sans fil qui montrent une augmentation des risques de tumeurs au cerveau.
Le dernier groupe travaillant avec notre équipe BioInitiative est de la Chine, et nous avions deux médecins de Bejing (Zhengping Xu, Ph.D., et Guangdi Chen, PhD Laboratoire Bioelectromagnetics, Zhejiang University, School of Medicine Hangzhou, République populaire de Chine) qui ont fait un travail très intéressant sur la participation effective des champs électromagnétiques sur le génome humain, le tout nouveau domaine de la science appelée Transcriptomics et Probeomics. Ce ne sont là que de grands mots pour dire qu’il s’agit d’une recherche dans le domaine de l'ADN, au niveau des gènes.
Et il y a beaucoup d'études rapportant des effets, négatifs et positifs des deux. Nous étions donc très heureux de leur collaboration.
Et mon rôle ici, autre qu’être l'un des membres fondateurs du groupe de travail BioInitiative, est d’écrire au sujet des mesures de prévention, de précaution, de la planification de la santé publique, les questions de politique publique, ainsi qu’être la coéditrice du rapport avec David Carpenter.
Les études qui ont été produites par nos participants chinois, parle des études qui ont rendu compte d’effets et d’autres études qui n'ont signalé aucun effet. Donc, nous en avons eu de chacun des genres.
Mais globalement, nous ne devrions pas voir aucune étude ayant des effets sur les gènes humains à partir de ces niveaux d'exposition. Et si nous en avons, cela veut dire que nos normes ne sont pas assez bonnes, elles sont insuffisantes.
Les conclusions générales du rapport BioInitiative sont les suivantes :
Les normes existantes que nous avons dans le monde entier pour les champs électromagnétiques, y compris les lignes électriques, téléphones cellulaires, tours de cellulaires, téléphones sans fil, en fait toutes ces choses que nous avons examinées, ces normes que nous avons aujourd'hui, sont des milliers de fois trop élevées.
C’est incontournable. Si vous regardez les études scientifiques dans l'ensemble, ils nous disent clairement que les normes du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, ne protègent pas la santé publique.
Et les conséquences de ne rien faire à ce sujet vont être énormes en termes de santé publique, en termes d'indemnités de maladie pour la population, en termes de diminution de qualité de vie, parce que les gens ne se sentent pas bien et ils ne fonctionnent pas bien dans ces environnements. Et le coût de la société sera énorme si nous ne faisons rien au fil du temps.
Donc, nous avons tous les ingrédients d'alertes précoces ici. Et il ne faut pas seulement un remède futile, ni le genre de remède où nous ne faisons rien. Nous sommes tellement loin sur la route et la compréhension du problème que nous appelons à de très importants changements.
Nous avons besoin de nouvelles normes puisque nous voyons se produire des effets biologiques à des niveaux des milliers de fois inférieure à nos normes. Il est bon de conserver les anciennes normes parce qu’elles nous protègent contre les brûlures, la cuisson ou l’électrocution.
Mais elles ne nous protègent pas contre le cancer et les maladies comme l'Alzheimer et la maladie de Lou Gehrig, les grossesses qui ne sont mise à termes, et une constellation d’autres choses que l'on soupçonne fortement.
Donc, nous pensons que nous avons besoin d'un tout nouvel ensemble de normes pour faire face à ces nouvelles technologies et elles ont besoin d'être biologiquement fondées.
Ce qui revient à dire que nous allons nous intéresser à ces 2,000 études et plus pour voir le genre d'effets biologiques qui se produit et nous devons concevoir de nouvelles normes qui nous protègent et nous offrent un facteur de sécurité, au-dessous des niveaux où nous voyons que cela débute.
Donc au sujet de la leucémie infantile, c’est un fait accompli, il n'y a vraiment pas d'autres questions, l’exposition aux lignes électriques, aux champs électromagnétiques, cause la leucémie infantile, du moins une partie de celui-ci et peut-être une très grande partie de celui-ci.
Et nous regardons à des niveaux de l'un miligausse, peut-être un dans un petit milligauss, nous ne regardons pas à une centaine ou à un millier, et notre limite actuelle est 904.
En termes d'émissions d'ondes radio, nous ne connaissons pas encore la limite inférieure des risques pour la santé. Chaque fois que nous obtenons une nouvelle technologie qui diminue le niveau d'exposition à un niveau inférieur, nous continuons à trouver des gens qui tombent malades.
Une fraction de la population, ou certains groupes en particulier, les enfants sont particulièrement vulnérables, les malades sont particulièrement vulnérables, et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.
Donc, nous ne connaissons pas la limite inférieure. Nous allons recommander que soit développé, de nouvelles normes biologiques et la clé de ces études se trouve où ces effets ont été vu. Mais nous ne sommes pas encore prêts à dire comment bas. Parce que peut-être que dans le pire cas, il n'y a pas de limite inférieure.
Si c’est vraiment le contenu informationnel plutôt que de la quantité d'énergie et de chauffage qui compte, alors certaines de ces technologies pourraient ne pas être possible et en même temps maintenir notre bien-être et notre santé.
Vous savez, l'une des choses que je pense que nous avons vu clairement maintenant, et je regarde à toute cette science, ce n'est pas la quantité de chaleur qui importe, ce n'est pas la quantité de chaleur à partir de votre téléphone cellulaire, ce n'est pas un effet thermique.
Ce n'est pas comme si vous éliminez la chaleur, que vous n’aurez pas un effet biologique qui peut mener à une tumeur au cerveau. D’une façon, parce que les niveaux maintenant sont à l'origine de ces effets, ils sont appelé à réduire de plus en plus faible.
La meilleure façon de le décrire est que c'est le contenu informationnel du signal venant à vous, le signal de fréquence radio, ou le signal EOF, est d'une certaine manière détecté par le corps, et est amplifié par le corps, et le corps réagit d'une manière qui dit qu’il est en détresse, ou qu’il ne peut pas métaboliser correctement, que le cœur ne fonctionne pas correctement, que je ne suis pas capable de dormir correctement.
Et puis, vous avez une constellation d'effets qui suivent, qui créent des problèmes de santé, qui affecte votre bien-être, qui compromet votre capacité à fonctionner. Donc, si c'est le genre de signal que vous recevez, la manière dont il interagit avec le corps, ce n’est pas la chaleur qui est pertinente, c'est l'information du signal qui compte.
En discutant avec les gens sur les raisons pour lesquelles nous ne sommes pas encore en mesure de dire avec autorité quelle est la limite inférieure de ce qui devrait être pour les émissions d'ondes radio, je leur dis ceci : « En l'an 2000, lorsque je suis allé à Saltsburg à une conférence internationale pour parler des effets des fréquences radio sur la santé et des études scientifiques, à cet époque, nous pensions qu'environ un microwatt par centimètre carré pourrait être un bon nombre, même si la norme en place est d’un mille, pour une exposition chronique. »
Eh bien nous sommes maintenant en 2007 et je pense personnellement que nous devons réduire à environ un nanowatt, mille fois plus faible que celui d’un microwatt, avant de commencer à dire que ça pourrait être bon pour une exposition chronique.
Et lorsque nous pourrons voir des technologies, qui sait peut-être dans l'avenir, qui émettent à quelque chose de moins que un nanowatt, nous allons devoir attendre pour voir ce qui se passe.
Une des choses que nous avons apprise récemment en regardant les travaux de John sur les rayonnements ionisants à faibles doses, en particulier liés à la mammographie, qu'il n'y a vraiment pas de limite basse à laquelle les choses sont sûres. Il y a toujours un effet et il est toujours défavorable. Donc, pas de limite inférieure concernant les rayonnements ionisants.
Je pense que nous sommes peut-être dans la même zone où il n'y a aucun rayonnement ionisant et en fait une partie de la littérature que vous pouvez trouver à ce sujet que nous avons travaillé sur l’effect bystander. L’effet bystander dit que si vous frappez une cellule avec précision avec des rayonnements ionisants, d’une façon quelqu’onque, les cellules qui ne sont même pas connectés, qui sont plus éloignés de l'emplacement, sont également endommagés ou mortes.
Ce qui revient à dire que la façon dont cela fonctionne, n'est pas tout à fait expliquée, que nous ne savons pas tout encore. Alors les normes dérivées qui sont basées sur très peu de compréhension du fonctionnement intérieur du corps, ne protège aucunement. Et c’est vraiment une arrogance scientifique que de penser, que parce que la science ne peut expliquer un effet, qu’il n'existe pas.
L'une des choses que suggère le rapport, c'est que les téléphones cellulaires devraient être entièrement repensés. De façon, à ce qu’ils ne fonctionnent pas lorsque vous les portez à votre tête. Ils devraient fonctionner uniquement en mode de haut-parleur, ou que vous ayez un écouteur avec fils, et aussi, vous ne devriez pas les porter sur vous.
Si ils ne sont pas redessinés, nous ne voyons pas de moyen de fonctionner qui est sûr, aux niveaux qu’ils émettent aujourd'hui et de par la façon dont ils fonctionnent aujourd'hui. Pour les gens qui disent : « Jamais je ne pourrai imaginer être en mesure de laisser tomber mon téléphone cellulaire, mon blackberry ou mon trio. »
Ce que nous pouvons leur dire : « Vous pouvez réduire considérablement votre exposition, en utilisant une oreillette à fils, n’utilisez pas un écouteur sans fil, n’utilisez pas un mécanisme de type Bluetooth, parce que la dose accumulée de ceux-ci sera très grande et vous n'êtes pas informé de cela. »
Encore une fois, les téléphones sans fil devraient être considérés tout comme des téléphones cellulaires et les changements de conception devraient s'appliquer tout autant aux téléphones sans fil.
Nous sommes un peu préoccupés par le fait que dans certains États, notamment la Californie, nous allons avoir une nouvelle loi qui dit que vous ne pourrez pas conduire en tenant un téléphone cellulaire. Ce qui va conduire la population à utiliser ces nouveaux dispositifs sans fil qui, en eux-mêmes, vont avoir des effets biologiques.
Nous avons besoin d'une révision complète, de haut en bas, et d’ici là, je pense que nous avons besoin d’arrêter le déploiement et la prolifération des stations de base cellulaires ou les tours cellulaires jusqu'à ce que nous soyons en mesure de dire avec une certaine certitude, que nous savons comment bien le faire, car il est clair qu’aujourd'hui, nous ne le savons pas.
Si vous regardez cette question en termes de ce que nous aurions dû tirer comme leçons du tabagisme et du cancer du poumon, des radiations et du cancer, je voudrais simplement dire aux parents : « Si vous n’achèteriez pas pour vos enfants, ces bonbons en forme de cigarettes, vous ne voudriez certainement pas acheter ce bonbon jouet téléphone cellulaire. »
Parce que je pense que dans dix ans, nous allons regarder ceci comme étant tous les deux aussi dangereux, les véritables cigarettes, et les véritables téléphones cellulaires.
Et il n'y a aucune excuse pour commencer à donner à ces enfants un téléphone cellulaire à un âge aussi précoce, et probablement même à l'âge adulte. Compte tenu que leur cerveau est encore en développement et que le développement neurologique n'est pas encore terminé, avant d’être dans la jeune vingtaine.
Nous n'avons pas d’affaires à donner ce genre de choses à des enfants qui sont probablement plus dangereuses que des cigarettes, certes à court terme, les risques de tumeur au cerveau étant plus grands.
- James Heddle, Producteur EON - Que diriez-vous aux parents qui sont dubitatifs à l’installation de choses sans fil à l’école de leurs enfants?
L’internet sans fil est un autre domaine où nous recevons beaucoup de demandes de renseignements. Et à l'école, il devient populaire d’installer des connexions internet sans fil pour les ordinateurs portatifs des enfants.
L'exposition qu’un enfant recevra dans une école de ce genre, en passant par l'élémentaire et le secondaire, serait tout à fait considérable au cours d'une vie. Et nous ne recommandons vraiment pas cela, car il semble que c'est une expérience que nous ne connaissons pas le résultat de santé, et il n’en vaut pas le risque.
Peut-on quantifier le risque? Non, parce que nous ne sommes pas autorisés à faire des expériences sur les enfants. Mais tout indique que si les technologies sans fil et leurs émissions ont un impact important sur les adultes par les études dont nous disposons, il serait pire pour les enfants.
Nous avons de bonnes solutions de rechange, vous pouvez avoir une connexion internet avec un modem câble, une alternative avec fils. Donc, nous n'en avons pas besoin, pourquoi prendre le risque?
La preuve scientifique est aujourd'hui plus forte qu'elle ne l'était pour les fumeurs de tabac dans l'environnement, la fumée secondaire et le cancer. Donc, vous savez, si les parents ignorent les avertissements pour la santé pour les cigarettes, alors je vois pourquoi ils pourraient ignorer les études sur la santé que nous avons aujourd’hui au sujet des téléphones cellulaires.
Ce serait une très mauvaise idée que d'ignorer ces mises en garde, car les preuves sont là. L'industrie voudrait que vous pensiez que nous devons avoir des preuves scientifiques concluantes, ce qui est ridiculement un haut niveau de preuve avant de faire quoi que ce soit.
Et ce n'est tout simplement pas le cas. Dans le cas d’une politique de santé publique intelligente, vous réagissez lorsque vous avez commencé à voir que les preuves et la tendance montre un effet.
Vous n'attendez pas que l'industrie soit enfin prête à admettre qu'il ne peut plus cacher le fait qu'ils vendent un produit cancérigène.
Donc, si vous achetez l'argument que vous avez besoin de la preuve, la preuve absolue, et la preuve selon l’industrie à l’effet que ces appareils soient nocifs, alors vous attendrez.
Mais je ne peux pas imaginer qu’un parent dise qu’un téléphone cellulaire est si important pour ses enfants, à sa famille, qu’il est prêt à prendre un risque et à attendre la preuve. J’espère qu’ils agiront sur ces éléments de preuve.
Et nous espérons vraiment que les districts scolaires feront la même chose. Parce que lorsque les enfants sont chargés d'aller à l'école et que vous pouvez vous permettre seulement une école publique, et non pas une école privée, vous êtes coincés comme une famille avec tout ce que le district décide d'installer en termes de sans-fil.
Il s'agit donc d'un domaine où nous espérons vraiment que les parents et les administrateurs se réunissent et qu’ils se mettent du côté de la prudence, et qu’ils n’iront pas du côté sans-fils pour l'instant.
- Mary Beth Brangan, Producteur EON - Pouvez-vous donner une comparaison d’exposition entre le sans fil d’une école et un téléphone cellulaire?
Il existe certaines estimations par Alister Philipps, un expert au Royaume-Uni. C'est un homme qui dirige une organisation appelée Power Watch, qui est très bon techniquement.
Et il a estimé que pour des étudiants assis dans une salle de classe, où vous avez 20 à 30 élèves travaillant tous sur des ordinateurs sans fil, vingt minutes d'utilisation d’un cellulaire, équivaut à une heure dans cette classe.
Cela semble élevé, mais ce sont les chiffres. Et certainement, cette exposition sans fil dans cette salle de classe n'est pas triviale. Si tout le monde travaille sur leurs ordinateurs sans fil, quelques heures est une immense exposition.
Traduit de l’anglais par :
Eric Hamel
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